Le Ramadhan s’annonce chaud !
Le Ramadhan s’avère mouvementé ! Pour cause, les marchands ambulants des fruits et légumes menacent de fermer les marchés si le ministère du Commerce vient appliquer ses mesures visant l’assainissement des marchés de gros des pratiques illégales durant le mois sacré.
Par conséquent, une crise d’approvisionnement se profile à l’horizon, elle qui devrait à coup sûr accompagnée d’une flambée excessive des prix
Les agents de contrôle et de lutte contre la fraude ont notifié aux marchands informels des fruits et légumes qu’ils seront interdits d’accéder aux marchés de gros ,à compter de la semaine prochaine, et leur ordonnent de respecter le règlement en vigueur. Ces mesures ont pour effet de couper l’herbe sous le pied des spéculateurs, des marchands informels et d’éviter la hausse vertigineuse des prix des fruits et légumes à la veille du mois de Ramadhan. Toutefois, ces menaces risquent de faire flamber les prix, faute de l’offre dans les marchés de détail.
Dans une déclaration à Echorouk, les marchands informels hostiles aux décisions des agents de contrôle, relevant du ministère du Commerce, ont affirmé qu’ils campent sur leur position ajoutant que faute de quoi ils mettront en exécution leurs menaces de bloquer l’accès aux marchés de gros. Ces derniers ont critiqué et jugé illogique la marge bénéficiaire des concessionnaires estimée, selon eux, à 8%.
De leurs côté, les services du département de Amara Benyounès se sont dits ne pas reculer face aux menaces, affirmant que les agents de contrôle et de lutte contre la fraude ne manifestent aucune tolérance aux marchands illégaux non seulement au mois de Ramadhan mais tout au long de l’année.
Pour le porte-parole de l’Union générale des commerçants et d’artisans algériens (Ugcaa), Tahar Boulenouar, a fait endosser l’entière responsabilité de la spéculation des prix aux grossistes informels, tout en louant les mesures des services de contrôle d’assainir les marchés de gros, dont ceux de Boufarik, Bougara et Khemis El-Khechna.
Boulenouar appelle à retirer aux APC la gestion des marchés de gros qu’elles louent à des particuliers qui ne pensent, selon lui, qu’à l’argent qu’ils encaissent.