La guerre entre Makri et Djaballah menace la CNLTD
Les différends internes au sein de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) se divulguent, et les pratiques de chaque membre ont été dévoilées, à la veille des manifestations prévue le 24 février, en guise de protestation contre l’exploitation du gaz de schiste dans le sud algérien.
La divergence des opinions sur la gestion des réunions, ainsi la volonté de chaque membre d’arracher la présidence de la coordination à leur tête le président du Mouvement de la Société pour la Paix Abderezzak Mokri, et le chef du Front de la Justice et du Développement (FJD) Abdallah Djaballah.
Mokri qui avait annoncé qu’il prépare une initiative politique partisane devant le Madjlis Echoura avait affirmé que sa démarche qui ne procède pas d’une quelconque velléité d’abandonner l’effort de solidarité de l’opposition et courir une aventure solitaire.
Il a notamment obligé le prédisent du FJD d’assister aux réunions régulières de la Coordination, tout en accusant le porte parole du FJD de duplicité dans ces déclarations.
Joint par téléphone hier, le président du FJD a refusé catégoriquement de répondre aux déclarations de ce dernier se contentant de dire : « Ces déclarations n’ont aucun sens pour moi».Pour sa part, l’élu Lakhdar Benkhellaf du Parti de la Justice et du développement n’a pas manqué à tirer à boulets rouges sur le président du MSP ,lors d’une déclaration accordée à Echorouk ,dévoilant que sa présence au cours des réunions de la CNLTD est une affaire interne, ainsi que ce dernier ne devait pas tout dévoiler au médias : « Qui est cet homme pour qu’il nous exige la présence de Djaballah ? »