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France: Hollande détient désormais tous les pouvoirs face à la crise

France: Hollande détient désormais tous les pouvoirs face à la crise

Le président François Hollande, fort d’une majorité absolue obtenue dimanche aux élections législatives en France, peut désormais mettre en œuvre son programme social-démocrate mais il se retrouve en premier lieu confronté à l’urgence de la crise de l’euro.

Au lendemain de ces élections en France, mais aussi en Grèce, l’agenda international n’offre aucun répit au président français. Il se rend dès lundi soir à Los Cabos, au Mexique, pour un sommet du G20 qui sera dominé par la crise en zone euro, puis fera un crochet par Rio de Janeiro, avant de revenir en Europe avec un rendez-vous crucial en fin de semaine avec ses partenaires italien, espagnol et allemand.

Lors du scrutin de dimanche, le Parti socialiste (PS) et ses alliés de gauche ont remporté une majorité absolue de 314 sièges sur 577. Le nouveau pouvoir pourra se dispenser du soutien des Verts (17 sièges), qui participent au gouvernement, et de la gauche radicale (10), qui en est absente.

Le parti conservateur UMP (Union pour un mouvement populaire) et ses alliés ont obtenu 229 sièges et le parti d’extrême droite Front national (FN) fait son retour à l’Assemblée avec deux élus, mais pas sa dirigeante, Marine Le Pen.

Présidence, gouvernement, Assemblée nationale, Sénat, régions, grandes villes: la gauche se trouve désormais “en position plus qu’hégémonique, disposant d’absolument tous les pouvoirs” pour faire face à la crise économique et au chômage, relève lundi le quotidien de gauche Libération.

A peine élue, l’Assemblée nationale sera convoquée en session extraordinaire début juillet pour lancer les premières réformes.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault n’a pas dissimulé dimanche soir la difficulté de la tâche. Il faudra à la fois relever le défi du rétablissement des comptes publics, retrouver la croissance et amorcer un recul du chômage. La quadrature du cercle en période de crise et sans aucune marge de manœuvre budgétaire, comme devrait le confirmer un audit des finances publiques dont la publication par la Cour des comptes a été repoussée à début juillet.

“L’œuvre qui est devant nous est immense. Rien ne sera facile. Rien ne nous sera donné”, a déclaré le chef du gouvernement.

Pure formalité, M. Ayrault a remis lundi la démission de son gouvernement à François Hollande, qui l’a chargé de former un nouveau cabinet, dont la composition devrait être annoncée jeudi. Il ne devrait s’agir que d’un ajustement sans grande surprise.

A droite, la course à la présidence de l’UMP –qui perd une centaine de députés par rapport à la précédente Assemblée– est désormais ouverte entre l’ancien Premier ministre François Fillon et le patron actuel du parti, Jean-François Copé, tous deux réélus dimanche.

Pour François Hollande, la toute première priorité est européenne. Les élections en Grèce, avec la victoire des conservateurs de la Nouvelle démocratie, ouvrent la voie à un gouvernement de coalition pro-euro dans le pays qui est au centre de la crise.

Le gouvernement socialiste français pense qu’il faut accompagner “les Grecs vers la croissance”. “Il faut de la discipline mais il faut aussi de l’espoir”, a dit le ministre des Finances, Pierre Moscovici.

Le président français, héraut de la croissance en Europe, a fait parvenir à ses partenaires une série de propositions “à effet immédiat” pour stimuler l’activité, d’un montant total de 120 milliards d’euros. Elles devraient être évoquées au sommet du G20, où plusieurs des autres puissances économiques, à commencer par les États-Unis, s’inquiètent de l’aggravation de la crise en Europe.

Il devra ensuite défendre ces positions lors d’un mini-sommet européen vendredi à Rome avec les chefs de gouvernement italien Mario Monti, espagnol Mariano Rajoy et allemand Angela Merkel.

Le couple franco-allemand traverse une période de vives tensions, marquée par de profonds désaccords sur la façon de sortir de la crise. La chancelière, attaquée en France pour sa défense à tous crins des politiques d’austérité, avait déploré la semaine dernière la “médiocrité” de certains, visant implicitement Paris.

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