Abdallah Djaballah : « Les victoires des islamistes dans les pays arabes étaient attendues »
Abdallah Djaballah, président du Front pour la justice et le développement (FJD) (parti politique pas encore agréé) a estimé que les islamistes sont les plus disposés à prendre les rênes du pouvoir des mains des dictatures arabes qui ont été emportées et qui sont menacées par les révolutions arabes.
S’exprimant lors du Forum Echorouk, l’ancien président des mouvements Ennahda et El Islah a indiqué que les islamistes ont fait une autocritique qui s’est soldée par la création d’une approche qu’il a appelée « Mouvement social élargi ». Selon lui, c’est justement cette approche qu’a suivie le mouvement Ennahda en Tunisie après qu’il ait remporté les élections du Conseil institutionnel. D’autre part, Djaballah a souligné que « les Occidentaux ont changé la vision qu’ils avaient des islamistes.
Commentant la victoire des islamistes aux élections en Tunisie, il a dit qu’il s’attendait à de tels résultats. « Je m’attendait à la victoire des islamistes en Tunisie. Ils vont prendre les rênes du pouvoir et réaliseront les aspirations de leur peuple ». Pis encore, il estime que les victoires réalisées par les islamistes en Tunisie, Maroc et en Égypte sont attendues. A ce propos, il expliquera que les partis islamistes n’ont pas réalisé de bons résultats parce qu’ils étaient victimes de l’exclusion et de la fraude lors du règne des dictatures. « Les partis islamistes ont une large base populaire et ils sont les plus disposés à guider leurs peuples », a-t-il estimé.
Par ailleurs, il dira que des partis laïcs ont été au pouvoir durant de longues années, cependant ils n’étaient pas à la hauteur et n’ont pas pu réaliser les aspirations et les revendications économiques, sociales, culturelles et politiques de leurs peuples. En plus de cela, ces gouvernements laïcs ont, selon Djaballah, échoué de défendre les causes de leurs nations au niveau international. Dans ce contexte, il citera la cause palestinienne comme exemple.
Abordant son nouveau parti, à savoir le Front pour la justice et le développement (FJD), Abdallah Djaballah a souligné qu’il est composé d’anciens adhérents islamistes et de nouveaux aussi. Selon lui, les nouveaux adhérents au FJD n’ont jamais fait de la politique. « le parti est ouvert à tous les Algériens sans exception. Ainsi, s’il arrive au pouvoir un jour cela ne voudrait pas dire qu’il pratiquera une politique d’exclusion. « Le FJD qui est un nouveau projet politique adopte le message du 1er Novembre qui a réuni tous les Algériens. Nous voulons être l’instrument de la nation pour réaliser l’ État démocratique promis par la déclaration du 1er Novembre 1954 mais qui n’a pas malheureusement été réalisé », a conclu le président du FJD.