Alger-Riyad: sensibilité politique, entente économique !
En dépit de la sensibilité des relations entre l’Algérie et l’Arabie saoudite, au plan politique, suite à une série d’événements, entre autres le refus d’Alger de considérer le Hezbollah libanais comme organisation terroriste, la visite de Ban Ki-moon dans le Sahara occidental et l’annonce de Riyad, par la voix de son ambassadeur au Maroc, de sa solidarité avec Rabat, une importante délégation d’hommes d’affaires saoudiens devrait se rendre en Algérie les 21, 22 et 23 mars prochains.
Selon nos sources, cette visite s’articule sur la tenue du conseil d’affaires mixte entre les deux pays, sachant que Riyad n’a toujours pas dévoilé le nom du responsable politique qui conduira sa délégation.
D’après toujours nos sources, il sera question lors de cette visite de débattre des dossiers de partenariat dans les domaines d’industrie, le tourisme, l’hôtellerie ainsi que les services.
Visiblement, le différend politique entre Alger et Riyad sur un certain nombre de questions ne devrait pas impacter leur partenariat économique.
D’ailleurs, le royaume saoudien mise, semble-t-il, sur le volet économique pour atténuer un tant soi peu le différend politique, d’autant plus qu’il ait demandé la tenue du conseil d’affaires mixte le plus tôt possible. A ce titre, une importante délégation saoudienne s’apprête à effectuer une visite en Algérie le 21 mars prochain.
Dans le même sillage, le vice-président de la Chambre algérienne du commerce et d’industrie (CACI), Riad Amour a déclaré à Echorouk que la réunion se tiendra à l’hôtel Aurassi à Alger à laquelle devraient prendre part d’importants hommes d’affaires saoudiens pour s’entretenir avec leurs homologues algériens.
Riad Amour a fait savoir que les Saoudiennes s’intéressent particulièrement aux secteurs du tourisme, l’hôtellerie et les services.
Notre interlocuteur a qualifié la rencontre de périodique au cours de laquelle les Saoudiens exposeront leurs préoccupations au plan juridique, notamment le retard accusé par les procédures de délivrance des visas au profit des investisseurs de ce pays ainsi que la bureaucratie de l’administration algérienne qui préoccupe tant d’investisseurs désireux d’investir sur le marché algérien.
Le même responsable a révélé également la tenue dans les semaines à venir des conseils d’affaires algéro-émirati et algéro-tunisien, et ce dans le but d’insuffler une nouvelle dynamique au partenariat entre l’Algérie et les pays arabes, jugé très faible par les officiels algériens.