Algérie/FMI: vers l’endettement extérieur ?
Le FMI a dressé un tableau noir sur les perspectives économiques de l’Algérie qui se détériorent depuis 2014.
En effet, cette période coïncide avec la chute des prix du pétrole qui n’ont cessé de se dégrader de jour en jour, jusqu’à se stabiliser au plus bas niveau, ces derniers jours, accentuant de plus en plus le déficit des recettes pétrolières.
De ce fait, le FMI «conseille» aux autorités algériennes de recourir à un emprunt extérieur pour combler ce déficit budgétaire, tout en déclarant que le lancement de l’emprunt obligataire n’est pas suffisant à le faire et en exhortant le gouvernement à permettre aux capitaux privés d’entrer dans le capital des entreprises publiques et aussi critiqué le système des quotas par les licences d’importation en vigueur depuis le début de l’année.
Toujours selon le FMI, le choc pétrolier, résultant de la baisse des prix de cette énergie fossile n’a eu qu’un impact limité sur la croissance économique mais non sur les équilibres financiers. Ce qui exige, d’après ce fonds monétaire, de l’Algérie à prendre des mesures strictes fondées sur les finances publiques et les réformes structurelles.
En effet, il a critiqué l’économie planifiée de l’Algérie, car le chute des prix du pétrole a montre la vulnérabilité de ce système de gestion centralisée dépendant exclusivement des hydrocarbures.
Et partant, il a appelé à mettre en place un nouveau modèle de croissance économique basé sur la réalité des prix en révisant la politique de soutien des prix par l’Etat à certains produits mais sans pour autant léser les classes démunies.
En ce qui concerne le taux de change du dinar, il appelé à plus de flexibilité car le taux de change effectif réel est beaucoup plus élevé que la valeur réelle. Il a également déclaré que les réformes de consolidation et structurelles fiscales ainsi que l’augmentation de cette flexibilité du taux de change contribuera à rendre le taux de change effectif réel conforme à la valeur d’équilibre et de contribuer au rééquilibrage de l’économie.