Ali Benflis: «Je serai candidat à la présidentielle même en cas de candidature de Bouteflika»
L’ex-chef de gouvernement, Ali Benflis a annoncé à son entourage qu’il se portera candidat à l’élection présidentielle de 2014 en se disant indifférent quant à la candidature ou non du Président actuel à ce rendez-vous.
Selon l’ancien ministre de la Communication, Abdelaziz Rahabi, l’ancien ministre de la Justice lui a confié lors de sa visite dans son bureau à la Résidence Chaâbani à Alger qu’il se portera candidat à l’élection présidentielle de 2014. «Je me porterai candidat à l’élection d’avril 2014 quelle que soit l’identité des autres candidats, y compris le président Bouteflika», lui a-t-il dit. En d’autres termes, Benflis aurait indiqué à l’ex-diplomate algérien que les «élections de 2014 ne seront pas similaires à celles de 2004», où Benflis est sorti vaincu sans mot dire bien qu’il n’avait pas digéré la défaite face à son rival Abdelaziz Bouteflika.Selon des observateurs, Benflis devrait annoncer sa candidature au prochainement.S’agissant des chances de voir le fils des Aurès occuper le fauteuil présidentiel, des observateurs disent qu’il pourrait bénéficier énormément de la situation qui prévaut actuellement au FLN, et ce en dépit de l’élection d’Amar Saâdani au poste de secrétaire général du parti qu’a occupé jadis Benflis. Il semble que le maintien du coordinateur général du Bureau politique du vieux parti, Abderrahmane Belayat, du Mouvement de redressement du parti ainsi que quelques membres du Comité central de leur recours introduit au lendemain de la tenue de la session du CC le 30 août dernier , est une preuve que Benflis a toujours des partisans au sein du parti, lesquels attendent juste un feu vert pour lui annoncer leur soutien.Si certains observateurs de la scène politique parlent de nombreuses chances de Benflis aux élections, vu l’inexistence de consensus autour de Bouteflika, en raison de son état de santé, d’autres estiment qu’il n’a que peu de chances à cause de sa faible personnalité et son incapacité d’affronter les choses, et pour preuve son mutisme observé au lendemain de sa défaite aux élections de 2004.