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Alors que les députés algériens débâtent du projet de loi sur l’information, les journalistes se rassemblent devant le siège du parlement pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis du projet

Alors que les députés algériens débâtent du projet de loi sur l’information, les journalistes se rassemblent devant le siège du parlement pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis du projet
Le Ministre algérien de la Communication, Nacer Mehal

Des dizaines de journalistes se sont rassemblés devant le siège du parlement algérien alors que le projet de loi sur l’information, présentée par le ministre de la communication Nacer Mehal était en discussion à l’intérieur de l’hémicycle

Hakim Messaoui, membre d’un syndicat des journalistes d’Algérien dira à Echorouk que les journalistes ‘’Voulez une loi sur les informations et pas un code pénal’’

L’opposition au projet était aussi très remarquée au sein même du parlement et des parties dits de l’alliance présidentielle. Ainsi un bon nombre de députés ont largement critiqué la nouvelle loi qui vise à réglementer le secteur ‘’Ceci est un pas en arrière qui vise à geler le secteur des médias, une loi qui va à l’encontre des normes internationales » dira Mohamed Mahmoudi, député  du Mouvement de la Société pour la Paix, un parti qui soutient les réformes initiées par le Président Bouteflika et qui fait partie de la coalition présidentielle.

Pour Nacer Mehal, l’objectif de cette loi est de ‘’Mieux Protéger les journalistes au niveau socio-professionnel’’. ‘’Le gouvernement est engagé à respecter toutes les libertés et par-dessus tout la liberté d’expression, ceci dans le cadre des lois de la république’’ ajoutera Nacer Mehal à la plénière de l’Assemblée Populaire Nationale. La nouvelle loi est divisée en 132 articles dont une longue partie est consacrée à l’ouverture du secteur de l’audiovisuel au privée.

Le mécontentement parmi les professionnelles du métier des médias en Algérie résulte des propositions contenues dans le projet de loi qui rappelle une série de lignes rouges imposées sur la profession y compris le respect de la souveraineté national ainsi que les intérêts économiques du pays,‘’ Ces dispositions sont tellement vagues et pas claires qu’ils pourraient être utilisées contre la liberté d’informer et pénaliseraient ainsi les journalistes et les utilisateurs des médias y compris le peuple algérien’’ dira le député Ali Brahimi.

En Algérie, il existe cinq chaînes de Télévisions et cinq chaînes de radio nationales en plus de 47 stations de radio départementales qui diffusent leurs programmes à longueur de journée. Toutes les chaines de Télévision et de radio sont la propriété de l’état et aucune entreprise privée dans ce sens n’a été autorisée à ce jour.

Said Bouhadja, un député du FLN (Front de Libération National) soutient quant à lui la nouvelle loi, qu’il considère ‘’ Plaçant l’Algérie dans une position d’ouverture moderne’’ dans le secteur de l’audiovisuel. La loi sur l’information compte parmi les réformes promises par le Président Abdelaziz Bouteflika le 15 avril dernier, en réponse à une vague de protestation populaire.

La loi devrait être votée vers la fin de janvier, qui marquera la fin de cette séance parlementaire, la dernière avant les élections législatives de 2012.

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