Ansej:« Le financement destiné exclusivement aux projets lucratifs »
Le Pdg de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej), Mourad Zemmali a affirmé à Echorouk que la rationalisation des dépenses publiques ne concerne pas les projets lancés par son organisme.
Pour lui, les petites entreprises constituent le meilleur moyen pour diversifier l’économie nationale, dépendant des hydrocarbures, en citant comme exemple des pays ayant réussi économiquement grâce aux PE, à l’image de la Chine, l’Inde, l’Indonésie et l’Italie.
« Désormais, le financement ne sera destiné qu’aux projets lucratifs aussi bien au plan économique qu’en matière des services…les jeunes seront orientés vers des projets créant la richesse dans les secteurs de l’Industrie, l’Agriculture, TIC (technologies de l’information et de la communication) et certains services inexistants dans les régions reculées », explique le Pdg de l’Ansej avant d’ajouter: « Nous souhaitons réduire les produits importés…un dollar acquis hors des importations, je le considère comme un gain ».
Celui-ci a ajouté que l’Agence a cessé récemment de financer certains projets qui poussent comme des champignons dans certaines localités, comme les salons de coiffure pour les femmes à Alger, en soutenant que la priorité sera plutôt aux instituts de beauté moderne qui répondent aux standards internationaux.
« Nous sommes en train de financer deux projets dans ce sens à Alger, dont les propriétaires sont formées à l’étranger », fait-il remarquer.
Interrogé sur les charges financières qui coûtent au trésor public dans le financement de ces projets, Zemmali a affirmé que les fonds de l’Agence ne coûtent pas grand-chose à l’Etat, expliquant que les fonds attribués aux jeunes sont des crédits que récupère l’Etat par la suite. Il a révélé que son établissement a financé 2000 PE en 2014 grâce à des prêts récupérés, de même que les 3.000 petites entreprises qui devraient être financées en 2015.
Cependant, il dit regretter les rumeurs seront lesquelles les projets lancés par l’Ansej auraient essuyé un échec et que les bénéficiaires auraient profité de l’absence de contrôle affirmant à cet égard que « 70% de l’argent attribué aux bénéficiaires ne sont pas en espèces, et que l’achat du matériel s’effectue entre la banque et le fournisseur et que l’Agence assure le contrôle du projet après un mois de son lancement, 3mois, 6 mois et un an. Passé un an, le contrôle sera du ressort, si tout va comme prévu, des service du registre du commerce et des impôts et on commence à récupérer l’argent à compter de la 3e année ».
« En cas d’échec du projet, ajoute-t-il, nous considérons cet échec comme étant un succès car l’entreprenariat est un projet à risques, c’est pourquoi nous tentons de le sauver et procéder ensuite au rééchelonnement des dettes. Par la suite, nous procédons à la vente du matériel aux enchères. La justice reste l’ultime solution », précise-t-il.
Zemmali a affirmé, par ailleurs, qu’il n’y aura pas d’effacement de dettes.