BEA: des obligations en devises… prochainement !
Le directeur général de la Banque extérieure d’Algérie (BEA), Mohamed Loukal, a déclaré que ses services en coordination avec le ministère des Finances et les différentes institutions bancaires étudient la possibilité d’émettre des obligations en monnaie convertible.
Et partant, ce qui permettrait aux membres de notre communauté nationale établie à l’étranger d’y souscrire ainsi que les hommes d’affaires et les entreprises.
Cette opération entre dans le cadre des efforts du ministère des Finances, des banques et des établissements financiers à renflouer les caisses de l’Etat en devises fortes.
Par ailleurs, toujours dans le cadre des efforts du ministère des Finances pour consolider les réserves en devises, il est envisagé le lancement d’une opération permettant aux membres de la communauté algérienne établie à l’étranger d’ouvrir des comptes bancaires en devises à partir de juin prochain. Cette mesure permet aux Algériens résidents à l’étranger de sécuriser leur argent dans leur pays en cas de retour inopiné.
Il a également révélé que depuis le lancement de l’emprunt obligataire de l’Etat le 17 avril dernier, cette opération a permis d’engranger 35 milliards de dinars et l’opération d’émission de l’emprunt obligataire devrait connaître «une hausse notable», du fait que la souscription a connu un engouement «appréciable» avec près d’un millier d’opérateurs économiques et citoyens et les prévisions indiquent que ce chiffre doublera, vu la forte demande des souscripteurs qui se présentent aux guichets de la BEA.
Il faut noter l’intérêt national que revêt l’opération devant assurer les fonds nécessaires aux financements des investissements dans des projets économiques dont les revenus seront partagés entre l’Etat et les souscripteurs et maintenir le taux de croissance actuel qui est de l’ordre de 4,8%.
Dans ce cadre, l’emprunt obligataire «n’est pas une fin, mais un moyen pour attirer des milliards de dinars, qui sont hors des banques, pour les employer dans l’édification de l’économie nationale au lieu de recourir à l’endettement extérieur», avait expliqué M. Benkhalfa lors du lancement de l’opération.