Bedoui: «Pas de vote électronique dans moins de cinq ans»
En dépit des efforts consentis par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales et un programme intensifié pour la généralisation de la carte nationale d’identité biométrique dans les meilleurs délais, le gouvernement semble se patienter quant à la modernisation des mécanismes du régime électoral.
«Il n’y aura pas de vote électronique ni lors des élections législatives, ni locales non plus présidentielles dans moins de cinq ans », a tranché lundi le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, en réponse à la requête de l’opposition.
Le vote électronique reste ainsi tributaire de l’achèvement du processus de délivrance des cartes biométriques prévu dans les cinq années à venir, selon Bedoui.
S’exprimant en marge de la présentation du projet de loi portant régime électoral devant le Conseil de la nation, Noureddine Bedoui a répondu à la requête de l’opposition qui a insisté sur la modernisation des mécanismes du régime électoral, expliquant que « l’opération demande du temps car étant liée à la généralisation de la carte d’identité nationale biométrique».
Par ailleurs, il a assuré qu’ « il reste actuellement 30 millions d’anciennes cartes à l’échelle nationale ».
Dans un autre sillage, le représentant du gouvernement a fait savoir que la loi sur la commune sera révisée, et ce à la demande des députés de la majorité ayant réclamé la la garantie de l’immunité des élus locaux et la réintégration de ceux suspendus.
« Nous sommes conscients de cette problématique qui sera définitivement résolue lors de la révision de la loi sur la commune», révèle-t-il, niant ainsi que le projet de loi portant régime électoral soit venu pour compliquer les choses aux nouveaux partis, notamment l’article 73 qui exige des nouvelles formations politiques des collectes de signatures et d’avoir obtenu 4% des suffrages lors du précédent scrutin et des anciens partis de justifier 10 élus au niveau local.
De son côté, le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah a décidé, à la demande de Bedoui, de limiter le nombre d’interventions des sénateurs en annonçant la levée de l’audience après 18 interventions.