Belaïz instruit les walis d’écouter les doléances des citoyens
Le nouveau ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, a donné des instructions à tous les walis d’arrêter une journée pour recevoir les citoyens et prendre en charge leurs préoccupations, comme il a confié cette mission aux présidents d’APC et les chefs de daïras des wilayas du Sud en raison de la distance séparant la population des chefs-lieux desdites wilayas.
Dans une première démarche après son installation au département de l’Intérieur en remplacement de Daho Ould Kablia, Tayeb Belaïz tente de rapprocher l’administration du citoyen, en instruisant les walis de fixer une journée destinée essentiellement à écouter doléances des citoyens, en présence des secrétaires généraux et des directeurs exécutifs, notamment au niveau des wilayas du centre du pays qui connaissent une importante densité de la population où les problèmes sociaux s’accumulent, en l’occurrence ceux liés au chômage, au logement en plus de la bureaucratie.S’agissant des wilayas du sud, compte tenu de l’immensité de la région, l’ex-président du Conseil constitutionnel a confié la mission d’accueillir les citoyens aux maires et aux chefs daïras, eu égard de la distance entre le citoyen et les sièges de wilayas, où par exemple la commune de Tinzaouatine, distante de plus de 400 km du chef-lieu de la wilaya de Tamanrasset. Selon l’instruction, il a été décidé de désigner un responsable de la cellule de suivi de la prise en charge des préoccupations des citoyens, dont de petites cellules devraient être mises en place au niveau des communes et des daïras en désignant des responsables à la tête de chaque cellule, lesquels veilleront à l’application des instructions visant à rapprocher l’administration du citoyen. Elle vise également à mettre le citoyen au centre de préoccupation des collectivités locales.En effet, cette mesure prise par le ministre de l’Intérieur intervient au moment où le chef de l’Etat ait procédé à un mouvement dans le corps des walis, et ce en perspective des prochaines élections présidentielles d’avril 2014, où le gouvernement s’attèle à apaiser le front social dans le but de créer un climat de sérénité lors de ce scrutin, qui ne cesse de susciter tant de questionnements, d’autant plus que le flou persiste encore.Après cette mesure prise par Belaïz, les présidents d’APC seront un tant soit peu soulagés, eux qui étaient condamnés à assumer une lourde tâche en leur qualité de responsable le plus proche du citoyen.