-- -- -- / -- -- --
إدارة الموقع

Benbitour : « Le pouvoir en Algérie mène à l'argent »

Benbitour : « Le pouvoir en Algérie mène à l'argent »

Dans les pays développés, ce sont le savoir et l’argent qui mènent au pouvoir. Or en Algérie, c’est le pouvoir qui mène vers l’argent », a indiqué l’ancien chef du gouvernement , Ahmed Benbitour.

 

Les participants au séminaire sur « les causes de l’absence de l’élite algérienne dans les changements » sont unanimes à dire que l’Élite nationale doit diriger les efforts visant à des changements en Algérie. L’ancien chef du gouvernement  Ahmed Benbitour, a indiqué que contrairement aux pays développés, le pouvoir en Algérie mène à l’argent. S’exprimant lors d’un séminaire organisé par le Centre Amal el Ouma (Espoir de la nation) des recherches et études stratégiques, en collaboration avec Echorouk, l’ancien chef du gouvernement a indiqué que l’élite algérienne est absente, ou du moins  désunie si elle existe ». Dans les pays développés ce sont le savoir et l’argent qui mènent au pouvoir. Or en Algérie, c’est le pouvoir qui mène vers l’argent », a-t-il regretté. Selon lui, le régime algérien basé sur la rente pétrolière domine les élites en utilisant trois moyens : les postes de travail, les aides financières accordés aux partis et associations et l’octroi de crédits et de marchés aux hommes d’affaires. Dans le même sillage, il a énuméré trois facteurs qui maintiennent en place le régime. Il s’agit selon  Benbitour de la disponibilité de l’argent qui permet au régime d’étouffer l’opposition et qui permet aussi d’ « acheter » le rang social, la faiblesse de la mobilisation citoyenne ainsi que la valeur stratégique des hydrocarbures pour les pays développés. Abordant la question des changements dans notre pays, l’ancien chef du gouvernement estime que le peuple et le pouvoir ont chacun deux alternatives. Le peuple a devant lui la possibilité de se soulever pour obtenir le changement voulu. Dans ce cas là, il estime que l’élite serait absente. La deuxième alternative, c’est la révolution basée sur la mobilisation pacifique des forces de la nation sans marginalisation et d’une manière organisée. Les deux choix du pouvoir selon le conférencier, sont soit conserver le statu quo caractérisé par l’absence de la bonne gouvernance et par des reformes superficielles, soit en mobilisant les responsables contre les dangers qui guettent notre pays. Cette dernière alternative nécessite selon lui de mettre en plan de vraies stratégies et de bons plans de réformes.

 

Ajoutez un Commentaire

Tous les champs sont obligatoires et votre e-mail ne sera pas publié. Veuillez respecter la politique de confidentialité.

Votre commentaire a été envoyé pour examen, il sera publié après approbation!
Commentaires
0
Pardon! Il n'y a pas de contenu a afficher!