Benflis: “Le problème de l’Algérie est plus grand qu’un tweet”
Dans sa réaction à la campagne lancée par les médias français contre l’Algérie et son Président en particulier, le président de Talai El Houriat, Ali Benflis, a estimé que «le problème de l’Algérie est plus grand qu’une image twittée. C’est une affaire préfabriquée pour détourner les gens sur le problème réel».
Le patron de Talai El Houriat a réfuté les tentatives d’exploitation de la photo pour évoquer ce qu’il appelle la vacance du pouvoir.
« La gloire d’Algérie est plus grande que l’on puisse lui porter atteinte par une image de quelque nature que ce soit », a répliqué Ali Benflis,qui réfute les accusations portées contre l’opposition et sa personne d’exploiter la dernière campagne lancée par la France contre l’Algérie et le chef de l’Etat, affirmant que « je n’ai pas attendu ce twitt pour parler de la vacance».
Sur ce sujet, l’ancien candidat à l’élection présidentielle du 17 avril 2014 a réaffirmé lors d’une conférence de presse animée mercredi que l’Algérie était toujours confrontée à ce problème (vacance du pouvoir), estimant que « s’il y avait eu une constitution consensuelle, on aurait pu sortir de cette crise à travers des élections transparentes et légitimes».
Il y a lieu de souligner que le retour en politique de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, n’a pas laissé indifférent Benflis qui a appelé la justice à agir étant donné cette dernière est à l’origine de l’information judiciaire ouverte dans ce sens ainsi que les affaires de corruption. «La justice a pris un coup du régime politique en place qui continue à la considérer comme un pouvoir qui lui est assujetti», enchaîne-t-il.
Au plan économique, il s’est également montré très critique vis-à-vis de l’emprunt obligataire que le gouvernement met en avant, à ses yeux, pour recycler les capitaux et ce après avoir échoué de récupérer l’argent circulant dans les cercles informels.
Sur un autre volet, l’ancien chef de gouvernement a laissé paraître des signes d’insatisfaction quant à la politique extérieure du pays, notamment la manière dont la diplomatie algérienne a traité le dossier libyen. «L’Algérie n’a pas bien géré le dossier libyen, d’autant plus qu’elle ait maintenu ses vieilles relations avec le régime», a-t-il fait savoir, ajoutant que «je crains que le dossier syrien soit traité de la même façon, notamment après la visite du ministre Abdelkader Messahel à Damas».