Benkirane a El Makhzen: oui pour la normalisation s’il y a un intérêt
Abdelilah Benkirane, secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD) et ancien chef du gouvernement marocain a affirmé samedi qu’il était d’une part compréhensif de la décision du Makhzen de normaliser ses relations avec l’occupant israélien qu’il ne dénonce et qu’il était d’autre part contre cette démarche.
“Nous comprenons la position de l’Etat que nous dénonçons pas, mais nous sommes toutefois étonnés de l’empressement de certains a la normalisation sous n’importe quelle forme”, a déclaré Benkirane devant les responsables de son partis au niveau des mouhafedhas.
Et l’ancien chef de gouvernement de préciser: “Notre position ne changera pas pour une simple raison car les Israéliens continuent de faire du mal a nos frères palestiniens, spolier leurs terrains, de raser leurs arbres et de les agresser.
سبحان الله يبدو ان لكل من قادة الاخونجيه الف وجه فهم دهاة في النفاق والتدليس اخرس يابن كيران وكفاك مزايدات فالذي عملته جماعتكم لاسرائيل لم يتمكن منه حتى بن غوريون نفسه https://t.co/yrPx6BKFxr
— Mansur Aliraqi (@AliraqiMasur) January 2, 2022
يمين الصوره سعد الدين العثماني رئيس الحكومه السابقه والقيادي بالبناء والتنميه الإسلامي في المغرب ” اخوان المغرب ” وهو يوقع اتفاقية التطبيع مع إسرائيل؛ لماذا عبد الاله بن كيران يعترض الأن بعدما خسر حزبه البناء والتنميه الحكومه وهو كان من المهللين للتطبيع أثناء حكم حزبه؛ نفاق ! pic.twitter.com/hITVN2JDRu
— Σαπφώ_K 🍫 (@Q_sappho) January 1, 2022
Benkirane succède au signataire de l’accord de normalisation
Après sa défaite aux législatives, le principal parti islamiste du Maroc s’est choisi samedi 30 octobre un nouveau chef, Abdelilah Benkirane, l’un de ses anciens leaders et figure populaire auprès des militants.
Abdelilah Benkirane revient aux commandes du parti a la place du signataire de l’accord de normalisation avec l’entité sioniste en décembre dernier, en l’occurrence Saad-Eddine Al-Othmani.
Benkirane, 67 ans, a été élu secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), avec plus de 80% des voix, a l’issue d’un congrès extraordinaire réuni a Rabat, selon le site du PJD. Son élection triomphale, attendue, marque le grand retour sur la scène politique de l’ancien chef du gouvernement islamiste cinq ans après avoir été limogé par le roi Mohammed VI, a estimé Le Monde.
Le PJD a subi une débacle historique lors des élections législatives et locales du 8 septembre, qui a conduit a la démission collective de la direction du parti.
Au pouvoir pendant une décennie, sans jamais véritablement gouverner, ce parti islamiste conservateur s’est effondré, passant de 125 sièges a la Chambre des représentants sortante a 13 seulement (sur un total de 395). En conséquence, le PJD a décidé de retourner dans l’opposition après avoir dénoncé des «violations et irrégularités» qui ont selon lui entaché les élections.
Selon le ministre de l’intérieur, Abdelouafi Laftit, les opérations de vote se sont déroulées «dans des circonstances normales».
En septembre dernier, Abdelilah Benkirane a appelé celui qui lui a succédé a la tête du PJD de démissionner après la déroute subie lors des législatives du mercredi.