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Bouguerra Soltani: «Je n’ai pas été informé du dépôt de l’argent de la Cnas !»

Bouguerra Soltani: «Je n’ai pas été informé du dépôt de l’argent de la Cnas !»

Le procès de l’affaire Khalifa Bank, qui se tient au tribunal criminel de Blida et qui pourrait durer jusqu’au mois de Ramadhan, a été marqué hier par le témoignage de l’ex-ministre du Travail, Bouguerra Soltani et de plusieurs directeurs de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnas).

Après la vérification du président de l’audience de son affiliation, Bouguerra Soltani demandera avec insistance au tribunal de corriger les dates pendant lesquelles il avait occupé le poste de ministre du Travail et de la Sécurité sociale. « Je vous prie, monsieur le président de corriger l’erreur survenue dans l’arrêt de renvoi. J’ai occupé ce poste du 27 décembre 1999 au 28 mai 2001. Je n’étais plus en poste en 2002,» précise l’ex-président du MSP. En effet, C’est Mohamed Larbi Abdelmoumène qui lui a succédé avant de céder la place à Tayeb Louh en juin 2002.

Le juge Antar Menouar l’a interrogé sur la tenue du conseil d’administration de la CNAS qui avait décidé du dépôt d’une partie de ses fonds à Khalifa Bank et si un quelconque procès-verbal lui a été adressé par le biais de ses services (secrétariat général ou chef de cabinet). L’ex-ministre de la PME-PMI répond par la négative. « Si cela avait été le cas, j’aurais opposé mon véto. » Antar Menouar lui en demande les causes. « D’abord en raison de mes convictions religieuses. Je considère que l’argent des caisses sociales est comparable à la zakat. C’est l’argent des cotisants qui est redistribué. C’est la même chose pour la zakat », martèle le témoin tout en insistant sur le fait que personne ne l’avait mis au courant des dépôts. « Même l’inspection générale des finances ne m’a pas informé. »

«J’ai été informé de tout, sauf de la décision de dépôt d’argent chez Khalifa Bank», a répondu l’ancien ministre, qui «infirme la tenue du conseil d’administration, l’instance habilitée à prendre une telle décision».

« S’il n’y avait pas la disposition de la loi de Finances 2000 qui stipule expressément que l’argent des caisses de sécurité sociale ne devait aller nulle part que dans les coffres du Trésor public, je n’aurais pas refusé ces dépôts, compte tenu des taux d’intérêt allant jusqu’à 18% que proposait Khalifa Bank, a-t-il ajouté.

 

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Commentaires
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  • RAIS EL BAHRIA

    Vous aurez du être au four et au moulin pour être digne de confiance....vous n'avez pas une oreille dans cette institution ? alors vous manquez e discernement et de doigté.