Bouguerra Soltani: « L'administration entrave les réformes politiques de Bouteflika »
Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) Bouguerra Soltani a rejeté la responsabilité de l’échec des réformes politiques initiées par le président de la République sur l’administration. « La sécurité alimentaire, la paix et la stabilité sociales et la satisfaction des revendications du front social ne peuvent être réalisées en Algérie par l’argent, encore moins par des solutions provisoires », a expliqué mercredi à Echorouk Bouguerra Soltani en marge d’une conférence de presse qu’il a animée à Annaba sur « l’aspect social des reformes en Algérie ».Echorouk : pouvez-vous nous expliquer ce que vous voulez dire par le développement social à partir de la notion de sécurité sociale ? Bouguerra Soltani : la politique de la sécurité sociale mise en place par le gouvernement depuis plusieurs années n’a pas donné ses fruits en dépit des enveloppes financière dégagées par l’ État à cet effet. Au jour d’aujourd’hui nous n’avons pas pu réaliser la sécurité alimentaire ni la paix sociale. Les couffins de Ramadhan dont le nombre augmente d’une année à une autre n’ont pas atténué les poches de la pauvreté en Algérie. Ceux se vantent du fait que le nombre de ces couffins augmente chaque année confirme l’élargissement du nombre des pauvres dans notre pays. Partant de ces réalités, le séminaire d’Annaba mis en exergue la nécessité d’aller de l’idée de la protection sociale au développement social afin de permettre aux Algériens de ressentir la justice et vivre une vie décente.Echorouk : est-ce que le développement social dont vous parlez a un rapport avec les réformes initiées par le . Abdelaziz Bouteflika ?Bouguerra Soltani: l’objectif de toute réforme est d’améliorer et de promouvoir les conditions de vie du front social. Les réformes visent également à associer toutes les catégories de la société dans le processus du développement national. Quand le chef de l’ État a appelé à des réformes, il voulait par là réaliser le développement social à travers notamment de mettre à la disposition des citoyens tout ce dont ils ont besoin et rendre plus facile leur vie quotidienne. Dans notre pays on constate qu’il y a une volonté politique dirigée par le président de la république pour garantir la réussite des reformes. Toutefois, il y a une volonté « administrative » qui vise à faire échouer ces reformes. Certains projets de loi vont à l’encontre des réformes politiques auxquelles a appelées le chef de l’ État à l’instar du Code communal. Je me demande pourquoi l’administration algérienne n’écoute pas le peuple et se contente de fournir des chiffres inutiles.Echorouk : certains estiment que votre présence au sein de l’Alliance présidentielle est en contradiction avec votre perception des réformes politiques, qu’en pensez-vous ? Bouguerra Soltani : cela est vrai actuellement. Quand le MSP a accepté en 2004 de rejoindre l’Alliance présidentielle, ceci a été fait suite à une entente sur deux points. Il s’agit en premier lieu de revenir à la Concorde civile et la promotion de la paix sociale. En deuxième lieu il était question du maintien du soutien de l’Algérie à la cause palestinienne. C’est les deux raisons pour lesquelles nous avons décidé de rejoindre l’Alliance présidentielle. Toutefois, l’Alliance présidentielle est fragile aujourd’hui et j’ai pensé personnellement de se retirer. Mais le Conseil national de la Choura a décidé lors de sa dernière rencontre de maintenir le MSP au sein de l’Alliance présidentielle. Cette dernière n’est actuellement qu’un « chapeau politique » visant à faire passer les projets.
« La sécurité alimentaire, la paix et la stabilité sociales et la satisfaction des revendications du front social ne peuvent être réalisées en Algérie par l’argent, encore moins par des solutions provisoires », a expliqué mercredi à Echorouk Bouguerra Soltani en marge d’une conférence de presse qu’il a animée à Annaba sur « l’aspect social des reformes en Algérie ».
Bouguerra Soltani : cela est vrai actuellement. Quand le MSP a accepté en 2004 de rejoindre l’Alliance présidentielle, ceci a été fait suite à une entente sur deux points. Il s’agit en premier lieu de revenir à la Concorde civile et la promotion de la paix sociale. En deuxième lieu il était question du maintien du soutien de l’Algérie à la cause palestinienne. C’est les deux raisons pour lesquelles nous avons décidé de rejoindre l’Alliance présidentielle. Toutefois, l’Alliance présidentielle est fragile aujourd’hui et j’ai pensé personnellement de se retirer. Mais le Conseil national de la Choura a décidé lors de sa dernière rencontre de maintenir le MSP au sein de l’Alliance présidentielle. Cette dernière n’est actuellement qu’un « chapeau politique » visant à faire passer les projets.