Ce qu’il faut savoir sur la viande hachée
Les services de contrôle de la qualité et de lutte contre la fraude de la wilaya d’Alger ont saisi durant la première semaine du mois de ramadhan plus de 100 kg de viande avariée. Ils ont en outre proposé la fermeture de 26 boucheries pour non-conformité aux normes d’hygiène et de conservation notamment.
Un responsable à la direction du commerce de la wilaya d’Alger a indiqué que d’importantes quantités de viandes congelées présentées comme étant de la viande fraiche sont écoulées sur le marché. Smaïl Bouadjmi a expliqué que les bouchers utilisent plusieurs stratagèmes pour vendre de la viande congelée au prix de la viande fraiche, notamment en utilisant des produits colorant qui donnent à la viande congelé la couleur de la viande fraiche. En outre, ils utilisent des lampes roses dans leurs présentoirs ce qui donne à la viande congelée la couleur rose caractérisant la viande fraiche. Notre interlocuteur nous a indiqué que la loi 09-03 portant sur la protection des consommateurs et la lutte contre la fraude définit les règles de préparation de la viande hachée. La loi en question stipule que la préparation de la viande hachée s’effectue à la demande du client et sous ses yeux au moment de l’achat. La loi interdit par ailleurs de découper la viande en petits morceaux et de les conserver pour les hacher à la demande des clients. Le même texte précise que la viande hachée qu’elle soit bovine, ovine ou cameline doit être fraiche et ne doit pas contenir de la graisse. La même loi précise par ailleurs que la viande destinée à être hachée doit être conservée dans une chambre froide sous une température allant de 0 à 3 degrés. Les transgresseurs de cette loi sont sanctionnés conformément à l’article de loi numéro 71 sur la protection des consommateurs et de la lutte contre la fraude. En effet, les contrevenants payeront des amendes pouvant aller de 200 000 à 500 000 DA. D’autre part, les consommateurs qui contractent une maladie suite à la consommation de la viande hachée avariée peuvent intenter une action en justice contre les bouchers leur ayant vendu ce produit. Les transgresseurs encourent des peines allant de 10 à 20 ans de prison, en plus d’une amende pouvant atteindre les 2 millions de dinars. En cas de mort du consommateur, la loi prévoit la prison à perpétuité à l’encontre des bouchers.