Clôture de la session de printemps du Parlement : « guerre » silencieuse entre Bensalah et Ziari
Aujourd’hui, ce sera la tombée du rideau sur la session printanière du Parlement caractérisée par les révolutions qui secouent plusieurs Etats arabes, dont il a été décidé à l’unanimité de dissoudre le Parlement actuel et de le priver des pouvoirs de légiférer des réformes annoncées par le chef de l’Etat en mois d’avril dernier.
Il est à souligner que cette commission n’a pas encore remis son rapport sur les événements de janvier, dont certains groupes parlementaires ont considéré que cette commission avait enquêté avec des parties qui n’avaient aucune responsabilité ni de loin, ni de près sur ce qui s’était passé.
L’autre événement important à noter, c’était l’adoption du code communal qui a suscité pas mal de réactions, dont des soupçons ont été soulevés sur l’intention réelle de l’Etat au sujet des réformes politiques annoncée par le président de la République Abdelaziz Bouteflika.
La correspondance adressée par le bureau de la Chambre basse au Conseil de la nation afin de corriger les erreurs qu’inclut le code communal jugées d’ «erreurs de frappe », n’est autre qu’une suite d’un différend entre les deux chambres du Parlement, notamment après le fuite du « document de la correspondance » à la presse. Cela a montré d’ailleurs des erreurs méthodiques et procédurales, dont le Directeur de la législation à l’Assemblée populaire nationale (APN) Toufik Kadri avait payé les frais après son limogeage par Abdelaziz Ziari.
La session du printemps qui vient d’être clôturée a également été marquée par le « conflit » qui s’est produit entre les deux présidents des deux chambres du Parlement à savoir Abdelkader Bensalah (Sénat) et Abdelaziz Ziari (APN). Ce conflit, pour ainsi dire, est dû à la non satisfaction de Ziari après la désignation de Bensalah pour présider l’Instance de consultations sur les réformes politiques.
Le conflit ne s’arrête à ce point, Abdelaziz Ziari avait demandé la dissolution de la chambre haute du Parlement qui constitue, selon lui, la source de cette crise que vit le pays.
A l’issue de la session de printemps et en attendant la prochaine session d’automne, une question s’impose à ce propos : Le parlement actuel, aura-t-il des pouvoirs pour légiférer les réformes et si Bouteflika insiste-il encore sur son implication (parlement) à ce sujet ?