Cnapest: maintien de la grève pour la 2e semaine
Faute d’un accord entre le Cnapest-Elargi et le ministère de l’Education nationale, le débrayage dans le secteur de l’Education se poursuivra pour la deuxième semaine à partir de ce dimanche, et ce en raison de la non-satisfaction des revendications brandies par les enseignants.
En effet, le Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest-Elargi) a décidé de ne pas geler la grève qui se poursuivra en l’absence d’un terrain d’entente entre ce dernier et le ministère de tutelle qui fait la sourde oreille aux doléances des enseignants en colère, déterminés de maintenir leur mot d’ordre.La réunion du samedi dernier n’a abouti à rien de concret et la tension reste tendue entre les deux parties qui campent sur leur position. Nouar Larbi, coordinateur général du Cnapest-Elargi, a déclaré à cet égard à Echorouk que «les négociations se poursuivent, vu que la majorité des enseignants étaient pour le maintien de la grève d’une journée reconduite quotidiennement ». Et Nouar Larbi d’ajouter: «Le débat dans la salle était houleux, notamment en ce qui concerne les libertés syndicales ». Le coordinateur du Conseil a tenu à expliquer que les syndicats ont enregistré un recul constant en matière des libertés syndicales dû, selon-lui, à la non-vaillance du ministère de tutelle quant à ce point garanti par le code du travail 90/14 que l’Algérie a soutenu à travers les traités internationaux qu’elle a pourtant ratifiés. Le coordinateur a par ailleurs déploré le non-aboutissement de la réunion qui a regroupé les syndicalistes avec le ministre de l’Education nationale, Abdellatif Baba Ahmed à des résultats positifs et dont le procès verbal de la réunion était ,à ses yeux, identique à celui signé l’année écoulée.Face à ce bras de fer entre les différents syndicats et le ministère de tutelle, la crainte commence à envahir les élèves, en l’occurrence les candidats au baccalauréat, où cette grève qui entre dans sa deuxième semaine affecterait sans doute le déroulement du programme scolaire.Pis encore, les enseignants menacent de ne pas récupérer les cours non-dispensés si le ministère met en exécution ses menaces de procéder à des ponctions sur les salaires des grévistes.