Covid-19 : Aggravation de l’épidémie en Italie et aux Etats-Unis
A l’approche des fêtes de fin d’année, alors que l’épidémie circule toujours activement, les autorités alertent sur les risques d’un relâchement de la population.
L’Italie a enregistré plus de 60 000 morts
Depuis le début de la crise sanitaire, l’Italie figure parmi les pays européens les plus durement touchés par l’épidémie. Dimanche, les autorités ont fait état de plus de 60 000 morts du Covid-19 dans le pays depuis l’apparition de la maladie.
En dépit de toutes les mesures prises par le gouvernement pour endiguer les contagions et traiter les malades, le bilan quotidien continue d’être en moyenne de 700 décès. Jeudi, un nombre record de 993 morts a été déploré – le chiffre le plus élevé jamais enregistré.
Sur la chaîne d’information SkyTG24, le ministre de la santé, Roberto Speranza, a ainsi mis en garde contre tout relâchement lors des fêtes de fin d’année : « Si nous baissons la garde nous risquons de nous retrouver en janvier-février avec une nouvelle recrudescence [des contagions], et cela, nous ne pouvons pas nous le permettre. »
Le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, a, par ailleurs, détaillé la semaine dernière toute une batterie de mesures de restriction qui seront mises en œuvre pour la période : l’interdiction des déplacements entre régions à partir du 21 décembre et jusqu’au 6 janvier, y compris pour les Italiens désireux de se rendre dans leur résidence secondaire. Déplacement également impossible d’une commune à l’autre les 25 et 26 décembre et le 1er janvier. Le couvre-feu de 22 heures à 5 heures reste en vigueur – il sera allongé à 7 heures dans la nuit du Nouvel An. Enfin, les pistes de ski et remontées mécaniques ne pourront rouvrir qu’à partir du 7 janvier.
Aggravation dramatique de l’épidémie aux Etats-Unis
Les Etats-Unis ont enregistré pour la journée de dimanche quelque 181 000 nouveaux cas et 1 110 décès liés au coronavirus, selon les chiffres de l’université Johns-Hopkins. Depuis deux semaines, le nombre quotidien de décès aux Etats-Unis était régulièrement supérieur à 2 000, comme au pic de la première vague du printemps, et avait dépassé depuis cinq jours 2 500 morts quotidiens, du jamais-vu.
«J’entends des gens répéter comme des perroquets que les masques ne marchent pas, (…) que les grands rassemblements ne débouchent pas sur des événements superpropagateurs, s’est désolée la Dr Deborah Birx, coordinatrice de la cellule de crise sur le coronavirus de la Maison Blanche. Ils ont tort. »
« Nous avons des gouverneurs et des maires qui ont un nombre de cas équivalent à ce qu’ils avaient durant l’été, mais qui ne poussent pas les mêmes politiques qu’à l’époque, dont ils savent qu’elles ont changé l’évolution de la pandémie », a-t-elle regretté.