Déclaration de politique générale : l'Algérie déterminée à mener de front réconciliation nationale et lutte antiterroriste
L'Algérie semble appliquer à la lettre un vieil adage chinois très prisé chez les stratèges de la guerre, et qui disait qu'il faut mener la guerre comme si la paix n'existait pas, et négocier la paix comme si la guerre n'existait pas.
- Dans le document donné en annexe avec la déclaration prononcée jeudi par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia; devant les députés à l’APN, on peut lire que « la lutte contre les derniers réduits du terrorisme sera poursuivie avec la même détermination et aboutira à la disparition totale de ce fléau de notre pays », de même que l’Algérie est « déterminée à éradiquer le terrorisme mais garde la main tendue aux islamistes armés qui renoncent aux violences ».
- Le résultat dont se targue aujourd’hui l’Algérie « est très largement dû à la courageuse politique de concorde civile puis de réconciliation nationale. Ainsi; en menant cette politique; la menace terroriste « a très fortement régressé même si la vigilance est toujours requise », souligne le document. Ouyahia a indiqué que sur 6448 dossiers de disparus recensés après les violences, 35 seulement restaient à régler avec les familles concernées. Et sur les 13.332 dossiers liés aux familles dont un membre est impliqué dans du terrorisme, seuls 57 dossiers traités étaient en cours de finalisation.
- Ces dossiers avaient suscité d’intenses polémiques entre les autorités et des ONG, avant de s’apaiser avec la Charte pour la paix et la réconciliation. Ouyahia a lié l’extrémisme islamiste à des influences étrangères, et a dit que l’Algérie « endiguera ces influences comme elle a fait pièce au terrorisme, avec détermination ».