Destruction des vestiges archéologiques de la ville d’Achir à Médéa et silence coupable des autorités
Pelleteuse et tracteurs s’activent dans les quatre coins de la ville d’Achir pour des opérations de constructions, d’aménagements ou de ravalement de façades.
- Toutefois, ces travaux sont menés au détriment de sites archéologiques anciens et d’une valeur inestimable. Incultes en matière d’archéologie, des entrepreneurs perforent comme du gruyère le sol, déblaient le terrain, creusent et jettent les tonnes de terres et de pierres ailleurs, pour procéder à des constructions rapides en ciment, sans se rendre compte qu’ils viennent de violer des sépultures anciennes ou de fractionner des vestiges d’une valeur historique irremplaçable.
- C’est ce qui arrive pourtant à Chellalat al-Adhaoura, dans le cadre des creusements pour raccorder l’eau à la ville, et c’est ce qui se passe aussi à Ain Boucif, ou se trouve justement les vestiges historiques datant de l’ère musulmane d’Achir. Sur ce site, les pelleteuses ont complètement ravagé le sol, dispersant des ossements humains de deux cotés des fosses creusées, donnant lieu à des images insoutenables, comme au lieu-dit « Minzah Bent as-Soltane », dont la beauté et la somptuosité demeurent à ce jours à nulles autres pareilles.