Djaballah appelle au boycott des élections
Le président du Front pour la justice et le développement (FJD), Abdallah Djaballah a appelé vendredi les partis politiques à boycotter les élections présidentielles prévues en avril 2014, en cas d’absence des garanties sur une élection honnête et de transparente.
Pour Djaballah, étant donné que les ministères de l’Intérieur et de la Justice qui organiseront ce rendez-vous électoral, les élections ne seront pas transparentes, en proposant en revanche de mettre en place une instance indépendante non soumise à l’Administration qui sera en charge d’organiser cette échéance.
Saisissant l’occasion de l’ouverture des travaux de la rencontre regroupant les chefs de bureaux de wilaya du parti, le président du FJD a révélé sa position vis-à-vis des initiatives prises par les différentes formations politiques, notamment celles relatives aux prochaines élections présidentielles et leur intention de faire barrage à une éventuelle révision de la Constitution à la veille de ce rendez-vous.
En effet, Djaballah a dit que la coordination entre les différents partis doit être axée sur la question de trouver les garanties d’une élection transparente et honnête, qui ne se concrétise que par le fait de confier cette tâche à une commission indépendante et non au ministère de l’Intérieur, d’omettre des listes électorales les noms des électeurs répétés et ceux des personnes décédées.
A ce sujet, le parton du FJD a souligné que des listes électorales ont gonflé pour la pure intention de procéder à une fraude électorale en faveur du candidat du pouvoir en place, en estimant que le scénario d’un 4e mandat se dessine en cas du maintien du statu quo.
S’agissant de la nouvelle alliance de soutien d’un quatrième mandat du locataire de El Mouradia, Djaballah l’a qualifiée de la plus pire des images de l’histoire des partis politiques, en annonçant n’avoir pas encore tranché sur la question de sa candidature ou non à cette élection en attendant la réunion de toutes les conditions. Selon lui, il est inutile d’organiser des élections en l’absence des conditions de transparence.
Dans un autre volet, le patron du Front pour la justice et le développement a fustigé le fait de limiter la révision de la Constitution sur les articles portant la limitation du mandat présidentiel, ainsi que la création du poste de vice-président en rappelant les révisions de la Constitution 1989 en arrivant à celle de 2008 qui met tous les pouvoirs entre les mains du président de la République.
Le conférencier a mis l’accent sur la nécessité de réviser la Constitution de manière à mieux séparer les pouvoirs en indiquant que son parti soutient ceux qui appellent à la révision de la Constitution après les élections présidentielles prévues en avril 2014.
En revanche, il s’est dit opposé à l’idée d’une période de transition en considérant que celle ,qui a suivi l’arrêt du processus électoral, comme la plus pire période qu’a traversées le pays.