Échauffourées entre pro-Benflis et pro-Bouteflika à BBA
Le candidat libre à la présidentielle du 17 avril prochain, Ali Benflis s’est engagé à éradiquer la bureaucratie en l’espace de trois mois s’il est élu à la magistrature suprême, promettant la mise en place d’un gouvernement d’Union nationale qui se chargera d’appliquer le Plan national numérique.
Benflis a promis également la création d’une instance nationale indépendante qui aura pour mission de délivrer des documents d’état civil d’une validité à vie.
Cette démarche, selon Benflis, fera de l’appareil exécutif un appareil «numérique» permettant aux citoyens de retirer de documents via internet et permettra de mettre un terme au blocage actuel ainsi qu’à la bureaucratie.
Benflis qui a rejoint M’sila en provenance de Djelfa, a affirmé le changement de mode de gestion des entreprises publiques et les infrastructures en rapport direct avec le citoyen à travers la mise en place d’une instance indépendante d’une durée de vie de 5 ans (quinquennat) qui aura pour tâche d’évaluer les politiques publiques.
En outre, il a affirmé qu’il rendait des comptes devant les citoyens en cas d’échec, tout comme il s’engage pour garantir l’indépendance de la justice, pour donner de l’indépendance au Parlement ainsi qu’à la Cour des comptes, dont les leurs prérogatives seront élargies, selon lui.
Par ailleurs, le candidat libre a vivement critiqué la « mauvaise » gestion des affaires du pays par le pouvoir en place, lequel recourt à des solutions provisoires, selon lui, en considérant l’appel du 1er Novembre 1954 comme étant un élément de base valable pour tout temps et tout lieu pour bâtir un Etat démocratique et social, en expliquant que l’Algérie de 2004 n’est pas celle de 2014.
« L’Etat algérien qui s’est efforcé depuis 1962 de faire de son mieux, a réussi dans certains cas et échoué dans d’autres, mais aujourd’hui le peuple aspire à un changement et à une démocratie à travers des élections transparentes, dont la souveraineté du peuple sera respectée », a-t-il ajouté.
Dans un même sillage, l’ex-chef de gouvernement a critiqué « les pratiques de la télévision publique ».
Lors de son meeting populaire animé mardi à Djelfa, Benflis s’est engagé à mettre en place un organisme de vigilance, de prévision, dont la mission principale est de prévoir des problèmes et des risques auxquels des solutions seront vite proposées dans le cadre de son phare projet, à savoir le projet du renouveau national.
A Bordj Bou-Arréridj, le candidat est revenu sur la décision interdisant les manifestations à Alger, affirmant que la loi était dictée par les conjonctures du moment et que ce n’était pas lui seul qui a décidé d’une telle mesure.
A BBA, des échauffourées entre partisans de Benflis et partisans de Bouteflika ont failli tourner en scènes regrettables, n’était l’intervention des services de sécurité. En effet, les partisans de Bouteflika ont utilisé délibérément des haut-parleurs au niveau de leur permanence sise à quelques encablures de la salle où Benflis devait animer son meeting, ce qui aurait irrité les partisans de ce dernier.