Emeutes de Sidi Salem : relaxe pour 15 personnes et condamnations en prison ferme pour 17 autres
Les chefs d'accusation « atteinte à l'emblème national » ont été retirés pour la plupart des accusés. Les motifs de “destruction de biens publices, coups et blessures sur memebres d'une force publique dans l'exercice de ses fonctions” ont été retenus et confirmés pour certains jeunes.
Le tribunal d’Annaba a condamné dimanche soir en appel dix-sept jeunes impliqués dans les troubles et les émeutes qui avaient secoué la cité dite « la Sas », à Sidi Salem, le 19 juin dernier, à des peines de 6 mois à quatre ans de prison ferme pour avoir brûlé le drapeau algérien au cours de manifestations en juin à Sidi Salem, dans la banlieue d’Annaba, selon des sources judiciaires. Le 7 juillet, dix-huit jeunes gens avaient été condamnés en première instance à des peines allant de 2 ans à 8 ans de prison ferme pour atteinte à l’emblème national. L’un d’entre eux a été relaxé en appel faute de preuves. Quinze autres personnes, jugées notamment pour dégradations de biens publics, ont également été relaxées.
Les dix-sept condamnés devront en outre payer une amende de 500.000 dinars (environ 5.000 euros) chacun. Ils étaient accusés d’avoir détruit des biens publics et entré en confrontation avec une force publique dans l’exercice de ses fonctions, pendant des manifestations qui avaient éclaté le 19 juin pour réclamer des logements sociaux en faveur des habitants de bidonvilles de Sidi Salem, dans la banlieue d’Annaba. Ces manifestations avaient dégénéré et des heurts avaient alors opposé les forces de police aux manifestants qui s’en étaient pris à des édifices publics.
Dimanche, à l’ouverture du procès, les chefs de « atteinte à l’emblème national » ont été retirés pour la plupart des accusés. Les chefs de déstructions de biens publices, coups et blessures sur memebres d’une force publique dans l’exercice de ses fonctions ont été retenus et confirmés.