Emploi rural : coordonner les efforts de tous les secteurs
La création d’emplois au niveau des zones rurales a besoin d’une convergence des efforts de tous les secteurs et non pas seulement de celui de l’Agriculture et du développement rural, ont estimé mardi des responsables de la Direction générale des forêts.
“Nous devons aller vers une synergie entre tous les acteurs parce que la population rurale n’a pas besoin uniquement du secteur agricole, mais aussi de l’eau, de la route, de l’électricité, de l’habitat…”, a indiqué le directeur général de la DGF, M. Mohammed Noual en marge d’un atelier sur le développement des projets forestiers.
En dépit de la généralisation de la politique du Renouveau rural en 2009, certaines wilayas accusent toujours des retards dans l’exécution des Projets de proximité de développement rural intégré (PPDRI), qui est l’outil de mise en oeuvre de la politique sectorielle visant essentiellement l’amélioration des conditions de vie des populations et de leurs revenus et atténuer la pression sur les ressources naturelles, selon des responsables de la DGF.
“Nous allons vers les wilayas qui n’ont pas connu de bons résultats pour essayer de trouver des solutions sur le terrain”, a indiqué M. Noual, affirmant que les autres secteurs “adhèrent de plus en plus à cette politique.”
Il a expliqué que cet atelier avait pour objectif “de voir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché”. Cette rencontre vise aussi à engager la réflexion sur le mécanisme à mettre en place pour permettre la capitalisation des acquis en matière de renforcement des capacités humaines et leur intégration dans la formulation des autres programmes du secteur.
Une formation sur les techniques d’analyse et d’exécution de projets a été dispensée au profit de 112 cadres du ministère de l’Agriculture, et ce dans le cadre du 2ème projet d’emploi rural (PER2) lancé en 2004. “Ce projet est appelé à constituer un référentiel en matière de création d’emplois et d’approche participative visant à intégrer les populations rurales à l’exécution de ces projets”, a expliqué M. Noual.
La formation des acteurs du secteur intervenant dans le monde rural y compris les bénéficiaires de projets est l’une des composantes du PER2 qui compte aussi la mobilisation des ressources en eau, le désenclavement, la création d’actifs avec des vergers arboricoles et viticoles et tout ce qui concerne conservation des sols et lutte contre l’érosion.
L’exécution de cette composante a connu, toutefois, des insuffisances en raison notamment d’un manque de coordination entre les secteurs concernés dans l’exécution d’un projet donné.
“Nous allons examiner ces cas et veiller à ce que les gens qui ont été formés puissent mettre en application ce qu’ils ont appris”, a indiqué M. Noual. “Il y a l’intersectorialité qui tarde à se mettre en place. C’est ça qui nous bloque un peu”, affirme pour sa part le chef du projet PER2, M. Abdelhamid Rahou.
Initialement, le PER2 avait pour objectif de créer une haute intensité de main d’oeuvre, c’est à dire résorber le maximum de chômage au niveau des zones rurales. Selon M. Rahou, plus de 16.000 emplois ont été créés dans le cadre de ce projet qui a touché plus de 25.000 bénéficiaires dans six wilayas (Ain Defla, Bouira, Médéa, Tissemsilt, Tiaret et Chlef), alors que le nombre de populations touchées dépasse 1,2 million de personnes.