Escroquerie des vétérans de la Révolution: mandat d’arrêt contre une pseudo fonctionnaire au ministère des Moudjahidine
L’accusée qui réside à Badjarah s’est enfuie à l’étranger. Selon le rapport de la police judiciaire, elle aurait déjà des antécédents judiciaires dans plusieurs affaires dont l’émission de chèque sans provisions en 2009, en plus d’être réputée pour mauvaise conduite et le traitement d’affaires louches.
- Le tribunal d’Hussein-dey a émis, hier, un mandat d’arrêt à l’encontre de la dénommée D.B. âgée de 45 ans et se trouvant actuellement en France, pour usurpation de fonction au ministère des Moudjahidine, et escroquerie des enfants de chouhada. L’accusée prétendait être en mesure de régler les dossiers et d’obtenir la carte de moudjahid moyennant une somme d’argent atteignant les 12 millions de centimes.
- L’accusée qui réside à Bach Djarrah s’est enfuie à l’étranger. Selon le rapport de la police judiciaire, elle aurait déjà des antécédents judiciaires dans plusieurs affaires dont l’émission de chèque sans provisions en 2009, en plus d’être réputée pour mauvaise conduite et le traitement d’affaires louches.
- Une de ses victimes, Larbi Z., 82 ans, retraité, père de 6 enfants et résidant à Tessala dans la wilaya de Mila, a déposé plainte le 21 mai dernier en qualité de victime d’escroquerie à son retour de France. Il était fidayî à l’ALN et il a voulu bénéficier de la pension. Il y a 5 ans et lors de ses démarches, il a connu le dénommé B.M., 56 ans retraité et fils de chahid, qui l’a présenté à l’accusée D.B.
- Dans sa déposition à la police, la victime a déclaré que l’accusée lui a proposé son intermédiation pour lui faciliter l’obtention de la carte de membre contre de 70 mille dinars, M.B. pouvant en témoigner car présent à chacune de leurs rencontres. Un fils de chahid, F.B. alias Abbas, décédé d’un arrêt cardiaque à l’hôpital Mustapha était également présent, tous deux en tant que membres du bureau communal des enfants de chouhada à Bach Djarrah.
- La victime a indiqué qu’il appelait au numéro de téléphone que l’accusée lui avait donné, mais qu’elle ne répondait jamais ce qui l’a contraint de se déplacer de la wilaya de Mila à Alger. En vain, a-t-il tenté de la rencontrer et en désespoir de cause a demandé la restitution de son dossier et de son argent, mais sans résultat.
- A leur dernière rencontre, elle avait prétendu être un cadre au ministère des moudjahidine et que le ministre avait suspendu le retrait des cartes – argument servi depuis plus de 3 années à ses victimes- afin de lui soutirer 50 mille dinars supplémentaires pour revoir son dossier.
- M.B., fils de Chahid, accusé de complicité dans cette affaire, a déclaré hier devant la Cour, être également une victime et ignorer l’escroquerie. Il aurait accompagné la victime pour traiter avec l’accusée et n’aurait pas touché le moindre sou. Mais le procureur de la république a requis contre lui un an de prison ferme assorti de 50 mille dinars d’amende et le tribunal a lancé un mandat d’arrêt contre la fausse fonctionnaire du ministère des moudjahidine.