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Événements du 5 octobre 1988: le général Betchine témoigne

الشروق أونلاين
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Événements du 5 octobre 1988: le général Betchine témoigne
Echorouk
Le général à la retraite, Mohamed Betchine.

Après 25 ans des événements qui ont éclaté un certain 5 octobre 1988, ils continuent de susciter des débats et des témoignages sur les atouts qui ont été acquis et ce qui n’est toujours pas réalisé.

Un printemps qu’a connu l’Algérien avant celui qui a spectaculairement de nombreux États arabes, voici deux ans, dont l’Etat algérien évoque ces événements pour éviter au pays d’être touché par le vent qui a soufflé sur le monde arabe.Si l’on veut évidemment connaître comment le pouvoir en place de l’époque voyait les événements d’octobre 1988, on peut le résumer dans le témoignage fait par l’un des généraux qui ont vécu ces événements, à savoir le général à la retraite, Mohamed Betchine, dix ans après ces événements.Témoignage d’un général en sa qualité de responsable nommé à la tête de la Direction générale de la prévention et de la sécurité (DGPS) au lendemain de ces événements et celui qui a ordonné l’ouverture d’une enquête sur les tortures ayant suivi ces événements, dont les investigations étaient parvenues à d’ « importantes conclusions mentionnées dans de documents officiels ».Le général à la retraite était l’un de hauts responsables de l’époque, qui a été nommé par le président Chadli Bendjedid aux côtés de l’ex-ministre de la Défense, le général Khaled Nezzar, en charge de rétablir l’ordre à Alger, la wilaya la  plus touchée par les événements, tant en pertes humaines que matérielles.  

Objectifs sataniques derrière  les événements d’octobre 1988

Le général à la retraite a nié dans une déclaration parue dans le journal « Al Acil » toute responsabilité dans les tortures dont avaient l’objet certains activistes des événements d’octobre 1988 et aurait annoncé sa disponibilité de faire la lumière sur les événements qui ne sont toujours pas élucidés. Dans une série d’interviews accordée à presse nationale et internationale entre 1998 et 1999, Mohamed Betchine s’est dit prêt à être jugé s’il est coupable.« Lors des événements d’octobre 1988, j’ai été à la tête de la Direction centrale de la sécurité de l’armée » – le poste qu’occupait jadis le général-major Djebar Mehenna avant les remaniements opérés récemment au sein de l’institution militaire (DRS)- un poste qui diffère de celui de responsable des services de renseignement qui était sous la tutelle directe de la présidence de la République à cette époque-là », a-t-il dit.  

Le plan a commencé en juillet 1988

Dans une interview accordée au journal « Al Acil » qui lui appartenait, Betchine a témoigné sur ces événements en révélant que «il y a quelque part un poste sensible motivé par objectifs diaboliques qui était derrière ces événements,  qui lui ont échappé en fin de compte et perdu le contrôle ».L’interlocuteur estime qu’un plan a été préparé en juillet pour être exécuté en septembre de la même année, c’est-à-dire en 1988. « Un plan élaboré pour être exécuté en septembre de la même année », a-t-il indiqué en ajoutant: « Il viendra le jour où ils seront appelés pour qu’ils rendent des comptes ».  « Selon ma conviction, le but majeur de ces événements était de porter atteinte aux symboles de la Lutte nationale, en l’occurrence l’Armée nationale populaire (ANP) », a-t-il révélé avant de s’arrêter un moment en préférant laisser ce dossier comme une carte pour riposter à ses détracteurs qui lui ont déclaré la guerre en été 1998. Une guerre qui avait pour objectif de mettre à bas le pouvoir sous Liamine Zeroual.En effet, Betchine s’est contenté de donner son propre avis du bilan des victimes de ces événements qui étaient au nombre de 190.« J’ai des informations sur les événements et ça me gêne en rien d’évoquer le sujet, c’est le but est d’éclairer l’opinion algérienne », a également dit l’ex-responsable de la Direction centrale de la sécurité de l’armée.Et Betchine d’enchaîner: « Ma mémoire en garde toujours des événements, des chiffres et des noms. Y a-t-il un seul responsable des services secrets au monde qui ne garde pas en sa mémoire des événements qu’il a vécus ? »

Adapter le rôle des services de renseignement de point de vue constitutionnel

S’agissant des lectures faites après la nomination de Betchine à la tête du service de renseignement au lendemain de ces événements, dont certaines sont allées à dire que le but était de réprimer le soulèvement populaire et faire barrière au processus démocratique hérité de ces événements, le général a la retraite a expliqué que sa mission était d’« adapter le service des renseignement avec le nouveaux contexte constitutionnel marqué par le pluralisme politique ».        « Il appartient aux services de renseignement  d’accepter les citoyens et les traiter en leur qualité de partenaires de la sécurité nationale », a-t-il ajouté.Selon lui, les services de renseignement doivent renoncer à la politique et être nourris par le nationalisme, dont les cadres ne doivent être affiliés à aucun parti ni à un pouvoir ou à un centre d’influences. Ils doivent également jouir d’un grand professionnalisme, selon Betchine.

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