Farouk Ksentini dans les prisons pour contrôler les conditions de détention
Farouk Ksentini, président de la Commission Nationale Consultative pour la Promotion et la Protection des Droits de l’Homme, CNCPPDH, a révélé que son organisme est prêt à inspecter les centres relevant de la sûreté et de la gendarmerie nationales pour y constater les conditions de détention ainsi que le type d’affaires où sont impliqués les détenus.
- Ksentini a déclaré qu’il n’attendait plus que les diverses autorisations pour entamer les visites sur le terrain qui concerneront les centres de détention de la police et de la gendarmerie nationales à travers les grandes wilayas du pays qui enregistrent en général, des dépassements et des délits dont les auteurs sont mis en garde à vue.
- Notre interlocuteur a indiqué, hier, que ses services cibleront cette fois-ci les centres de la sûreté et de la gendarmerie pour constater les conditions d’arrestation de prévenus dans différentes affaires, sachant que la durée de la garde à vue ne doit pas dépasser 48 heures, et voir si la loi est appliquée dans toute sa rigueur, afin de faire valoir l’état de droit.
- L’inspection, qui s’effectuera inopinément et sans préavis mais avec l’aval des autorités de chaque wilaya, devrait toucher différentes régions où le taux de criminalité est élevé. La visite surprise est la seule manière qui permettrait aux membres de la commission de connaitre les faits dans toute leur réalité et de rédiger des rapports objectifs au président de la république.
- C’est la première fois depuis la création de la CNCPPDH que les centres de police et de gendarmerie sont ciblés, dans le souci de généraliser les enquêtes civiles de la Commission à toutes les institutions d’état sans exception.
- Ksentini a précisé que cette tournée ne touchera pas les petits quartiers et les zones reculées, mais plutôt là où la densité de la population et la criminalité sont les plus élevées. L’inspection se penchera sur le traitement réservé aux détenus, aux accusations portées à leur encontre ainsi que sur la discussion avec les responsables de ces centres de sécurité.
- Les activités de la commission s’axaient surtout autour des hôpitaux, des écoles et des pénitenciers. Mais cette fois, l’action s’oriente vers un secteur sensible. En attendant les autorisations nécessaires, l’inspection démarrera selon toutes probabilités pendant le mois sacré du Ramadhan.