Flambée des prix des viandes rouges : la « mafia » impose sa loi
Le gouvernement est responsable de la flambée vertigineuse des prix des viandes rouges, ovine et bovine, dont le prix a atteint les 1 800 dinars/kg sur le marché national.
C’est ce qu’ont indiqué les associations nationales de protection des consommateurs qui pointent du doigt l’inertie du gouvernement face à cette honteuse flambée. Actuellement, les prix des viandes rouges oscillent entre 830 DA avec os et 1 400 DA sans os le kilogramme pour le bovin. La viande ovine s’affiche, quant à elle, entre 1 100 DA et 1 800 DA/kg. En outre, les prix de gros sont estimés à 850 DA/kg pour la viande bovine et 1 000 à 1 200 DA/kg pour la viande ovine. Pour faire face à cette hausse injustifiée des prix et dénoncer les agissements des spéculateurs, les associations nationales de protection des consommateurs appellent les ménages à boycotter l’achat de la viande. A rappeler dans ce contexte que la Fédération algérienne des consommateurs lancera à la fin du mois en cours, une campagne de sensibilisation demandant aux consommateurs de boycotter l’achat de la viande à ces prix-là, surtout à l’approche du Ramadhan.
D’autre part, les associations de protection des consommateurs appellent le ministère du Commerce à revoir les mécanismes de contrôle qu’il a mis en place et qui se sont avérés inefficaces. En effet, ces mécanismes n’ont été d’aucune utilité et ont montré qu’ils ne servent à rien, preuve en est la flambée sans précèdent des prix des viandes rouges. Par ailleurs, les mêmes associations appellent le ministère de l’Agriculture et le Développement rural à revoir le soutien agricole octroyé aux agriculteurs. Cette demande est motivée par le fait que les consommateurs n’ont pas bénéficié des soutiens des agriculteurs ni de l’effacement de leurs dettes. En plus de cela, des groupes mafieux ont bénéficié de ces mesures.
Sur un autre plan, l’Union nationale des agriculteurs algériens (UNAA), a indiqué que le nombre des éleveurs de bétail en Algérie est de 900 000. Ce syndicat se lave les mains de cette flambée et affirme qu’il est incapable de faire faire à la « mafia » qui contrôle les circuits de distribution des viandes rouges. «Malheureusement cette mafia contrôle tout, y compris les prix de la viande sur le marché national. Le gouvernement quant à lui ferme l’œil sur cette situation alarmante en prétextant la libéralisation du commerce», indique-t-on à l’UNAA.