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Forum d’Echorouk: Gros plan sur la violence en milieu scolaire

الشروق أونلاين
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Forum d’Echorouk: Gros plan sur la violence en milieu scolaire

Qui est responsable ? L’enseignant, la famille, l’école… ?Le ministère de l’éducation nationale a-t-il tort d’interdire le châtiment corporel? Qu’en est-il de la violence verbale ? Est-il juste que l’enseignant assume la responsabilité de toute atteinte même si l’écolier tombe de sa chaise ? Comment pourrait-il se protéger des provocations de l’élève ? Pourquoi l’enseignant se démet de toute responsabilité des délits commis par ses élèves en dehors des établissements scolaires ?

  • Les opinions divergent quant à la définition de la violence en milieu scolaire. Les invités du forum d’Echorouk reconnaissent son existence entre enseignant et élève, ce type étant le plus répandu dans l’école algérienne, ou entre l’élève et son camarade. Les intervenants minimisent toutefois l’ampleur de cette violence physique parfois meurtrière, contrairement à la situation dans les pays d’Europe, estimant que chez nous ces cas restent rares et sont étrangers à l’école.
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  • Les raisons qui ont amené à l’augmentation des cas de violence en milieu scolaire sont multiples, à en croire les syndicalistes, les psychologues et les représentants des associations de parents d’élèves qui ont animé le débat. Les facteurs matériels, psychologiques, pédagogiques et éducatifs peuvent être déterminants au même titre que l’école en elle-même qui a un rôle dans les incidents violents qui surviennent.
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  • Des enseignants attestent que la pression qu’ils subissent du fait de la surcharge des programmes éducatifs a suscité ce besoin d’évacuer le stress qui peut parfois avoir les élèves comme cibles. Les mesures prévues pour endiguer le phénomène de la violence dans les écoles ne font cependant pas l’unanimité. L’interdiction de corriger l’élève a eu un effet inverse accentuant la violence. L’écolier se permet aujourd’hui de dire avec insolence à son enseignant: «Je fais ce que je veux et la loi t’interdit de me toucher !». L’enseignant doit être protégé, cependant, l’école ne peut être accusée, comme ce fut par le passé, de “produire” des criminels et des terroristes.
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  • D’autres intervenants sont revenus sur le texte qui fait porter la responsabilité totale à l’enseignant ou au professeur du moindre préjudice ou atteinte dont l’élève pourrait faire l’objet, y compris s’il tombe dans la cour de l’école. Cette question soulève des interrogations sur le rôle de l’enseignant : doit-il dispenser un enseignement à ses élèves en classe ou surveiller ces derniers ? Et la famille, et l’école doivent intervenir pour mettre un terme à la violence scolaire, s’accordent-on à dire.
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  • La violence plus importante dans les écoles dites “chics” !
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  • Des experts, des pédagogues et des sociologues ont révélé hier que la violence était à son paroxysme dans les écoles des quartiers résidentiels d’Alger. Une étude comparative démontre que les agressions et le manque de respect à l’encontre des professeurs au lycée Bouamama (ex Descartes) à El-Mouradia sont de 20% plus importantes que dans le lycée Okba Ben Nafaa à Bab El-Oued. L’absence de conscience sociale et de mémoire collective est en partie responsable de la gravité du phénomène dans le lycée dit chic de Bouamama, selon la même étude.
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  •  47 mille agressions en milieu scolaire en 2008
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  • Un récent bilan du ministère de l’éducation nationale fait état de 47 mille cas d’agressions ou d’actes de violence durant l’année scolaire 2007-2008. 24 mille cas ont été recensés dans les collèges, plus de 16 mille dans les primaires et plus de 6 mille cas au niveau des lycées.
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  • Le ministère de l’éducation nationale a par ailleurs présenté au secrétariat général du gouvernement un projet de décret exécutif pour la lutte contre la violence scolaire, incluant des mesures répressives contre l’agresseur, quel qu’il soit, au sein de l’école.
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  • Le ministre de l’éducation, Boubeker Benbouzid, expliquait hier en marge de la conférence nationale de lutte contre la violence en milieu scolaire, que le projet de décret en question a été élaboré en concertation avec des sociologues, psychologues, et des experts de l’UNICEF en vue d’associer tous les acteurs du secteur dans la lutte contre ce fléau. Le ministre relève que quatre types de violences ont été identifiés. La violence entre élèves vient en tête, suivie de la violence des élèves à l’encontre des enseignants. Le projet de décret prévoit entre autres la réactivation du règlement intérieur dans les établissements scolaires et une plus grande association des parents dans le combat contre la violence scolaire.
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  • La chargée du suivi du dossier de la violence scolaire au ministère de l’éducation nationale Latifa Remki souligne pour sa part que la violence est en recul par rapport aux cinq années précédentes. Si elle représentait en 2008 une proportion de 0,63% de l’ensemble des scolarisés, elle dépassait 1,31% auparavant. Les élèves du moyen sont plus portés sur la violence en raison de l’adolescence, explique notre interlocutrice.
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  • Suggestions pratiques
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  • Les représentants des enseignants, des parents d’élèves et de la direction de l’éducation d’Alger estiment qu’un décret ou l’institution de sanctions ne pourra à elle seule résoudre le problème. D’autres éléments doivent également être pris en compte. Les participants au forum d’Echorouk préconisent l’association de la famille pour obtenir des résultats et de traiter le refoulement psychologique ainsi que l’élaboration d’études sur le phénomène de la violence et l’organisation de rencontres de sensibilisation.
  • L’amélioration de la situation matérielle de l’enseignant, la mise en place d’échelle des valeurs pour la profession figurent parmi les propositions soumises. L’enseignant doit par ailleurs consacrer une partie de sa séance à préparer l’élève à suivre et à assimiler le cours. La télévision algérienne pourrait pour sa part concevoir des programmes pour enfants, ludiques et éducatifs, pour faire l’apologie de la culture de la paix.

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