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France: le procès de l'ancien président Chirac s'est ouvert, mais sans lui

France: le procès de l'ancien président Chirac s'est ouvert, mais sans lui

Le procès de l'ancien président français Jacques Chirac, qui a présenté une expertise médicale annonçant qu'il souffre de graves troubles neurologiques, s'est ouvert sans lui lundi à Paris.

M. Chirac, chef de l’Etat de 1995 à 2007, est notamment poursuivi pour  “détournements de fonds publics” quand il était maire de Paris et risque jusqu’à dix ans de prison. Il lui est reproché d’avoir organisé un système  d’emplois fictifs payés par la Ville de Paris.

Ses avocats avaient annoncé samedi, rapport médical à l’appui, que  l’ex-président, qui aura 79 ans en novembre, “n’a plus l’entière capacité de  participer au déroulement des audiences”.

M. Chirac a assuré vouloir “voir le procès aller à son terme”, mais a  demandé à être représenté par ses avocats jusqu’à la fin du procès, le 23  septembre. Lundi, quand le procès s’est ouvert, l’ancien chef de l’Etat était  effectivement absent de l’audience.

Selon son gendre, Frédéric Salat-Baroux, il n’a “plus la mémoire” pour  participer aux audiences, car “son état de santé s’est dégradé depuis quelques  mois”.

Le procès de Jacques Chirac avait tourné court pour des raisons de  procédure en mars et avait été reporté à lundi.

La présence aux audiences de M. Chirac, acteur de la vie politique  française depuis son premier poste au gouvernement en 1968, était restée  incertaine, son état de santé continuant de susciter des spéculations. Des  articles de presse l’ont décrit comme fatigué à son arrivée début août en  vacances à Saint-Tropez, dans le sud-est de la France, mais il avait néanmoins  signé par la suite des autographes et posé avec les touristes.

Son état s’est “dégradé durant l’été” et il “ne maîtrise pas ses paroles”,  a indiqué à l’AFP une personne qui le voit régulièrement.

Tout le week-end, partisans et fidèles de l’ancien chef de l’Etat l’ont  défendu. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a affirmé que Jacques Chirac  n’avait “jamais voulu se soustraire à la justice”, son collègue Luc Chatel à  l’Education nationale se disant certain que “le procès aura(it) lieu”. 

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