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Ghannouchi : « Il y a des parties qui veulent envenimer le processus démocratique dans le pays »

Ghannouchi : « Il y a des parties qui veulent envenimer  le processus démocratique dans le pays »

Le mouvement d'Ennahda est réputé comme l’un des plus importants acteurs sur la scène politique tunisienne, et son leader cheikh Rached Ghannouchi est l’une de figures éminentes, qui a son poids sur le déroulement des événements que vit actuellement la Tunisie. Celle-ci est en train d’organiser les premières élections démocratiques dans ce pays après la chute de Zine El Abidine Ben Ali. Dans cette interview, Cheikh Rached Ghannouchi nous parle depuis le siège de son parti à Tunis de plusieurs points ayant trait à cet événement en Tunisie.

Echorouk : Comment évaluez-vous la situation actuelle en Tunisie, après 9 mois de la chute du régime de Ben Ali, qui prépare des élections pour élire une Assemblée constituante ?

Rached Ghannouchi : A l’approche de ce rendez-vous (scrutin), la tension sur la scène politique sensiblement monte. Certaines parties font quelques pressions sur le mouvement Ennahda qui demeure majoritaire vu les sondages de l’opinion publique qui ont été  faits dans le pays. Le mouvement d’Ennahda devance son poursuivant (autre parti en lice) d’un grand écart. Ceci fait perturber davantage ces parties qui ont une idéologie « anti-Islam » et « antimusulmans » et qui ont dit que la Tunisie a vécu pendant plus d’un demi-siècle sous un régime idéologique contre l’Islam. C’est comme si que cette révolution a ouvert grand les portes devant ce qu’elles qualifient des autochtones du pays, c’est-à-dire les « Musulmans ».

Il y a d’autres parties composées de ceux qui ont d’intérêt, notamment ceux de l’ancien régime qui craignent d’être jugés. Pour échapper à la justice, ils se focalisent sur leur influence, l’administration, les médias, la sécurité et les hommes d’affaires en vue d’inciter les gens à boycotter et à ne pas rejoindre le parti des « islamistes ». Ce fut d’ailleurs la même politique adoptée par Ben Ali durant deux décennies pour se pencher sur le courant de la laïcité.   

Ben Ali s’est accroché au pouvoir par le soutien de l’Occident qui le finançait dans la lutte contre le terrorisme. Le but de ces aides était de protéger l’Occident des intégristes.

Mais cette stratégie a officiellement chuté par la révolution qui a chassé Ben Ali du pouvoir. Aujourd’hui, ces forces s’acharnent contre Ennahda en incitant les femmes, les hommes d’affaires et ceux du tourisme à empêcher ce parti de prendre les commandes du pays.  

Echorouk : Ennahda semble avoir peur de ceux qui le craignent au point qu’il tente de réduire ses chances de gagner lors de ces élections à une majorité écrasante ?

Rached Ghannouchi : Non, nous n’avons pas peur. Nous voulons envahir la scène politique car d’autres partis ne se préparent pas à une défaite mais à une victoire. Nous avons plutôt peur du processus démocratique, car ces parties peuvent aller jusqu’à  annuler le processus du changement démocratique dans le pays. Le plus important pour nous, c’est que le processus démocratique doit l’empoter, même si que ce seront nos opposants ou nos rivaux qui  prendront  les commandes.

Echorouk : Vous êtes donc confiants ?

Rached Ghannouchi : Oui, mais nous avons craint que ces parties avec leurs importantes influences annuleront le processus électoral en mettant la zizanie dans le pays ainsi que les incitations à la violence ce qui, sans doute, mèneront à l’annulation des échéances électorales ou au report.

Echorouk : Craignez-vous d’une éventuelle fraude électorale au cas où votre parti gagnerait le plus nombre de sièges ?

Rached Ghannouchi : Eux, ils savent très bien que notre Mouvement  va gagner la majorité des voix. A ce sujet, certaines parties tentent de faire éclater  des émeutes et  la violence dans le pays et d’autres pour faire échouer ce processus par la fraude.   

Echorouk : Est-il probable que le scénario vécu en Algérie se produira en Tunisie ?

Rached Ghannouchi : Non, nous ne prévoyons pas une éventuelle intervention de l’armée, car l’armée tunisienne n’est pas prête à prendre les commandes du pays.  

 

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