Ghannouchi: “Je conseille les islamistes algériens de soutenir un candidat de consensus”
Le président du Mouvement Ennahda M. Rachid Ghannouchi, confirme que le gouvernement de Ali Arridh, n’a pas présenté sa démission, comme cela a été convenu au début de sessions de dialogue national, Ghannouchi, a nié dans son entretien avec le quotidien Echourouk que son mouvement assume les raisons de tout celà.
M. Rachid Ghannouchi, a défendu la gestion du mouvement qui a pris la conduite du pouvoir exécutif. Cheikh Ghannouchi a lancé le terme «Errada» sur la situation que vit l’Égypte et dans un degrés moins la Tunisie, en raison de ce qu’il considère comme une campagne ciblant les islamistes dans les deux pays, notre interlocuteur conseille islamistes algériens à la recherche d’un candidat de consensus pour pour les prochaines élections présidentielles.
Que signifie votre présence au congrès du Mouvement Ennahda, qui est permanent avec les mouvements islamiques ?
Le Mouvement Ennahda et les mouvements islamiques en Algérie, partagent les mêmes repères, perceptions et perspectives, en termes de notre référence islamique, nous rejetons la violence pour atteindre les buts et objectifs politiques. Je parle de notre mouvement et celui d’ Ennada, où je suis l’ invité et celui de l’Algérie. Nous condamnons le terrorisme, nous partageons plusieurs références même intellectuelles telle que celle du grand penseur Malek ben Nabi qui a mis les conditions d’Ennahda. et nous partageons aussi la référence islamique nationale, et ainsi dans la stratégie de l’unité du Maghreb.
Pourrait-on dire que pour cerner l’activité terroriste en Tunisie est liée d’une manière très importante d’une coordination sécuritaire avec l’Algérie ?
Sans aucun doute, il y a une grande coopération entre les deux armées et les services de sécurité des deux pays, et la coordination entre la Tunisie et l’Algérie a produit des résultats très positifs dans la lutte contre le terrorisme, et ce, vu l’expérience de l’Algérie en ce domaine. Je tiens à souligner que la coopération, n’est pas seulement dans le domaine de la sécurité, mais il y a une coopération économique et commerciale significative.
Est-ce votre visite au président Bouteflika est une sorte de coordination politique pour surmonter la crise ?
Oui, j’ai rencontré le président Bouteflika, avec qui j’ai une relation d’amitié depuis des années, et nous avons abordé plusieurs aspects, tels que la situation en Tunisie et le monde arabe.
Quel est votre conseil pour les islamistes algériens pour les prochaines présidentielles, un candidat islamiste ou soutenir un candidat de consensus?
Mieux vaut pour eux, de soutenir un candidat de consensus, même s’il est hors de la mouvance islamiste, telle est ma conviction, que ce soit en Tunisie ou ici en Algérie.