Grande-Bretagne: Rafik Khalifa bientôt extradé vers l'Algérie
L’ex-magnat algérien Rafik Khalifa, poursuivi par la justice française et algérienne pour « banqueroute » et « détournements de fonds », sera extradé d’ici à la fin de l’année vers l’Algérie après avoir épuisé ses recours au Royaume-Uni, a annoncé lundi 16 décembre le ministère de l’intérieur britannique.
« M. Khalifa s’est vu refuser d’interjeter appel devant la Cour suprême le 3 décembre. Il va être extradé dans les vingt-huit jours qui font suite à cette date », selon un communiqué du Home Office (ministère de l’intérieur).
« Tous les recours de Rafik Khalifa [pour empêcher son extradition vers l’Algérie]ont été rejetés [par les autorités britanniques] », a indiqué pour sa part lundi la procureure adjointe du tribunal correctionnel de Nanterre, Marie-Christine Daubigney, lors d’une audience de procédure.
Cette situation équivaut, selon elle, à une « décision définitive de la Grande-Bretagne » en faveur de l’extradition de l’ancien magnat algérien. Le procès en France du fondateur de l’empire Khalifa, poursuivi pour « banqueroute » et« détournements de fonds », doit se tenir du 2 au 20 juin 2014 devant ce tribunal.
Rafik Khalifa s’est réfugié en Grande-Bretagne en 2003 lorsqu’a éclaté le scandale financier de la Khalifa Bank et de plusieurs entreprises de son groupe. Arrêté à Londres en 2007, il est depuis sous la menace d’une extradition vers la France ou vers l’Algérie. La demande algérienne prévaut cependant.
En avril 2010, le ministère de l’intérieur britannique avait autorisé son extradition, mais l’avocat de l’homme d’affaires avait introduit un appel auprès de la Cour suprême britannique suspendant cette décision.
L’ancien « golden boy » a déjà été condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité en 2007 dans son pays, pour « association de malfaiteurs »et « faillite frauduleuse ». Le procès en appel, qui devait débuter le 2 avril 2013 à Blida (sud d’Alger), a été reporté en raison de l’absence d’accusés.