Haddad: «Je suis favorable à l’ouverture du capital de Sonatrach et Sonelgaz»
Le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad, a défendu avec acharnement l’article 66 de la LF-2016, adoptée mercredi au Sénat à une majorité absolue, qui prévoit l’ouverture du capital des entreprises publiques.
Lors de son intervention en marge d’une réunion du comité exécutif du FCE à l’hôtel Aurassi à Alger, Ali Haddad a dit avoir réclamé dès son élection à la tête du Forum l’application de l’article 31 de la Loi fondamentale tout en qualifiant de bon et de non-nuisible l’article 66 de la LF-2016.
Interrogé par les journalistes sur la LF-2016 qui continue de susciter la polémique aussi au plan politique qu’économique, le patron du FCE a répondu que l’article 66 contesté « encourage l’investissement », soulignant encore que « je suis favorable à l’ouverture du capital de Sonatrach et Sonelgaz et les autres grandes sociétés, et je ne vois pas d’inconvénient s’il y a une personne en mesure d’apporter un plus au secteur des hydrocarbures ».
« Vous connaissez ma position dès le début. Aujourd’hui, fini l’ère de beylicat, place aux entreprises privées incitatrices au travail et à la persévérance… », soutient Haddad, ajoutant que « tous les secteurs doivent s’ouvrir au secteur privé et sans exception ».
S’agissant des parties qui le critiquent, notamment les organisations du patronat qui accusent l’homme d’affaires et membre du FCE, Mourad Ouadah d’avoir exercé une pression sur elles lors de la conférence tenue mardi par le président de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), Habib Yousfi, Haddad a dit que « Je ne pense pas que les choses se sont passées telles qu’elles aient été rapportées. Nous ne répondons à personne. Nous répondons par le travail et la persévérance».
Et Haddad d’enchaîner: « Les circonstances que vit le pays aujourd’hui exige plus de travail et de s’éloigner des querelles et des conflits ».
Interrogé sur le coût d’investissement des hommes d’affaires algériens aux États-Unis qui serait estimé à 260 milliards de dollars, Haddad a ironisé: « Les réserves de change du pays ne contiennent pas 150 milliards de dollars, d’où nous vient cette somme de 260 milliards de dollars ? ».
Par ailleurs, il a fait savoir que la presse américaine n’a pas compris les déclarations de la partie algérienne.