Hamrouche : pas de solution sans un commun accord entre Bouteflika, Gaïd Salah et Toufik
L’ancien premier ministre Mouloud Hamrouche a une nouvelle fois lancé un appel aux décideurs du pays de se mettre à la table des négociations pour sortir le pays de l’impasse ou il se trouve à la veille des présidentielles du 17 Avril prochain .Il a affirmé que la sortie de crise ne saurait se faire sans ceux qu’il appelé les trois nouveaux B « le président sortant Abdelaziz Bouteflika, son chef d’état major Gaïd Salah et le chef des services de renseignement le général Toufik »
Le chef du gouvernement des réformes qui était, hier, l’invité du Forum de Liberté invite les trois hommes à se concerter et à trouver, dans un consensus, un programme de sortie de crise. Il constate d’ailleurs que les programmes proposés par les candidats en campagne ne sont pas à même de répondre aux problèmes actuels. Mouloud Hamrouche considère que l’État est vidé de ses institutions. « Ni Parlement, ni gouvernement. Nous n’avons que des ministres et des députés », souligne M. Hamrouche.
Concernant les réactions provoquées par son appel à l’armée, il affirme qu’il ne « met pas en équivalence la légitimité militaire et la légitimité citoyenne et il ne la substitue pas à la légitimité populaire ». L’ANP doit juste accompagner le processus de renouveau national, selon lui. Mouloud Hamrouche qui avoue « qu’il a peur pour le pays » insiste sur le fait qu’il ne souhaite pas l’effondrement du système.Il a appelé à couper la poire en deux en trouvant une solution de juste milieu qui sera adoptée par l’armée puisqu’elle est l’institution la plus forte et la plus organisée et la seule capable d’apporter le changement tout en ajoutant qu’il n’y’avait pas lieu de construire un système démocratique sans l’aval de l’institution militaire.
Hamrouche compare cette période que vit le pays à celle qu’il a vécue durant la révolution. Il fait le parallèle entre Toufik, Bouteflika et Gaïd Salah et trois autres hommes : Krim Belkacem, Abdelahfid Boussouf et Ben-Tobbal Lakhdar. Le conférencier rappelle que ces trois hommes ont négocié l’indépendance de l’Algérie à un moment crucial et difficile et, qu’aujourd’hui, c’est à Bouteflika, Toufik et Gaïd Salah de faire de même pour sortir le pays de la crise. « Je les rends responsables, mais dans le bon sens. Ce sont eux qui doivent faire ce processus. Ce n’est ni à l’opposition, ni aux partis politiques. Ils ont la responsabilité de sortir le pays de l’impasse », affirme-t-il.
Hamrouche s’est indirectement adressé à ceux qui soutiennent bec et ongles le quatrième mandat du président Bouteflika prétextant que c’est une volonté populaire en disant : « Il faut que la population apparaisse. Les hommes qui expriment une volonté nationale doivent être soutenus par une majorité d’Algériens », l’ancien Premier ministre considère, en outre, que la prochaine visite du secrétaire d’État américain, John Kerry, en Algérie ajoute davantage à la confusion.