Investisseurs: « Laissez-nous travailler…l’Algérie s’en tirera!»
Nombreux sont les hommes d’affaires algériens qui s’empressent de suggérer des solutions et des propositions pour faire face à la crise du pétrole et la diminution des revenus du trésor public.
En parallèle, les organisations patronales réclament elles-aussi davantage de facilitations dans le domaine des investissements, étant donné la prochaine étape sera celle du secteur privé, au moment où le FCE parle d’un chiffre d’affaires de 35 milliards de dollars.
Ces sorties coïncident avec celles des politiques qui parlent d’ « enrichissement » de privés, l’exploitation de la situation actuelle par les détenteurs d’« argent sale », et mettent en garde contre la croissance de la fortune des riches et la détérioration des conditions de vie de la classe moyenne et les plus démunis suite notamment aux nouvelles mesures prises dans la LF 2016.
Hommes d’affaires: « Nous ne sommes pas venus pour piller les richesses du pays »
Samir Hasnaoui, propriétaire du Groupe Hasnaoui d’entreprenariat a insisté sur le fait que les hommes d’affaires contribueront prochainement à tirer l’économie nationale de sa crise, ajoutant que les propositions remises au premier ministre par le FCE depuis un moment contiennent des solutions de sortie de l’économie fondée sur les hydrocarbures vers une économie productive dans tous les secteurs.
Mohamed Baïri, Pdg du groupe « IVAL » estime lui que l’ère de pétrole est révolue et que la prochaine sera celle de la construction automobile.
Ce qui suscite, selon lui, l’engouement des privés pour créer des partenariats avec des opérateurs étrangers, ajoutant que les négociations sont en cours avec les sept concessionnaires qui préparent l’ouverture des usines de montage sous le label « Made in Algeria ».
Notre interlocuteur nous a également confié que la feuille de route sera définie décembre prochain pour organiser le secteur d’industrie mécanique qui compte au moins 7 industriels et 30 sous-traitants en vue de se libérer de la dépendance pétrolière.
Pour Abdelaziz Zetchi, Pdg du Groupe Faïenceries algériennes a affirmé qu’en dépit de ses points négatifs, la crise pétrolière contient des signes positifs qui permettent aux entreprises algériennes de sortir de la dépendance des hydrocarbures pour construire une véritable économie industrielle.
Pour ce faire, Zetchi préconise plus d’ouverture à l’investissement privé.
Abondant dans le même sens, Imad Bebmaâmlem estime que les entreprises privées constituent la meilleure solution pour le gouvernement en vue de sortir de la crise du pétrole et mener le pays à bon port, assurant que les privés sont prêts à travailler, employer et à créer la richesse du pays.
Toutefois, il soutient que l’investissement doit être ouvert dans certains secteurs, ajoutant que l’objectif des partenaires privés est de servir l’économie nationale.
Zekir Fezzaz, préconise lui de se débarrasser des mentalités des années 1970 où la priorité était donnée aux entreprises publiques et appelle en revanche à l’ouverture d’investissement aux privés désireux de construire. « Nous ne sommes pas venus pour piller les richesses du pays, et nous sommes capables de le sortir de la crise », insiste-t-il.
Pour Youcef Nebbache, responsable de « Daewoo Algérie » a affirmé que les privés étaient en mesure de donner plus à l’économie du pays, mais cela passe selon lui par la suppression des entraves et leur offrir plus de facilitations.