Khalifa est de retour et l’argent du peuple s’est évaporé
L’ancien homme d’affaires, Rafik Abdelmoumene Khelifa, qui s’est réfugié en Grande-Bretagne depuis 2003 et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, a été extradé mardi vers l’Algérie, “conformément aux procédures légales et aux dispositions de la convention judiciaire” entre l’Algérie et le Royaume-Uni.
L’accusé est arrivé hier soir à l’aéroport d’Alger, escorté par les membres de la délégation algérienne qui s’est déplacée à Londres pour le récupérer, et les représentants des autorités britanniques, ainsi que des éléments de la police internationale «Interpol». Le “Golden Boy’’, fut transporté à bord d’un vol commercial ordinaire de la compagnie «Air Algérie», en provenance de l’aéroport Heathrow de Londres, qui porte le numéro AH2055. L’avion a atterri sur le tarmac de l’aéroport Houari Boumédiène, vers dix huit heures et quart. Khalifa a été habillé d’un costume officiel noir sans cravate, les mains ligotées vers l’avant. Selon les sources du quotidien, Echourouk, Rafik Abdelmoumene Khelifa, était le dernier à descendre de l’avion. Le salon d’honneur de l’aéroport Houari Boumédiène, a connu hier un mouvement inhabituel de la sécurité et une présence intense des médias. Egalement, autre présence aux cotés de la délégation spéciale, qui a été remarquée à bord des deux voitures de la présidence, celle de l’ambassadeur de la Grande-Bretagne en Algérie. Le champion du scandale du siècle devrait être transféré à la cour criminelle de Blida, qui l’a condamné par contumace à la prison à vie en 2007.
Et si Khalifa impliquera des personnalités ou des institutions ?
Selon la même source, l’accusé sera informé du verdict de son jugement et aussi de son droit de faire un recours dans un délai de huit jours. En cas de refus, le recours sera présenté à la Chambre d’accusation de la Cour suprême, qui s’en chargera de son étude. Mais il n’existe pas de délai spécifique à cet effet. Généralement, l’étude des recours dans les cas ordinaires, prennent entre un à deux ans. L’avocat Bergal, explique que dans le cas d’El Khalifa, on peut accélérer les procédures judiciaires, et la décision de la Cour suprême, soit d’accepter le recours dans la forme et dans le fond et de rejuger Khalifa à nouveau, ou rejeter le recours, et dans ce dernier cas, l’accusé restera en détention pour purger sa peine, et attendre une éventuelle grâce présidentielle comme tous les prisonniers. Notre interlocuteur, a confirmé que le procès du principal suspect dans le scandale du siècle sera fait sur la base du dossier de la première enquête, qui a abouti à la décision de renvoi énorme qui a résumé tous les faits et les actions de la banque et de ses fonctionnaires et leur statut juridique, mais il a souligné que dans le cas de nouvelles données par Khalifa, qui seront utile pour sa défense, comme l’ implication de quelques responsables et institutions de l’Etat. Dans ce cas, une nouvelle enquête sera ouverte sur les personnes citées, et la décision finale revient au procureur de la République, mais il doit fournir des preuves convaincantes et constantes sur la complicité des personnes citées. Bergal, ajoute que Khalifa sera jugé comme tout un algérien avec ses droits et ses devoirs.