La baisse des cours du pétrole impacte sur les politiques sociales
La baisse du prix du pétrole à son plus bas niveau depuis deux ans, devrait avoir de sérieux impacts sur les politiques de l’Exécutif.
Affiché à 89.88 dollars le baril, le gouvernement algérien est appelé à revoir ses cartes lui qui n’a pas prévu une baisse des prix du pétrole sur le marché mondial à moins de 100 dollars.
L’Exécutif sera confronté alors à une tendance baissière des cours de pétrole, lui qui a introduit dans l’avant-projet de la loi de finances des mesures à caractère social pour lesquelles il va falloir débloquer de sommes colossales, à savoir en l’occurrence l’abrogation de l’article 87 bis et la reconduction des crédits à la consommation.
Le baril du pétrole a atteint son plus bas niveau depuis janvier 2012, en s’affichant à 89.88 dollars. Malgré cette baisse jugée conjoncturelle, elle devrait avoir des répercussions sur les revenus de l’Algérie pour plusieurs raisons, d’autant que les rédacteurs du projet de loi de finances 2015 n’aient pas pris en considération l’éventuelle baisse du baril du pétrole sous la barre de 100 dollars.
Selon des cadres du ministère des Finances, la rente pétrolière devrait atteindre à la fin de l’année les 63.47 milliards de dollars, sachant que le baril de pétrole est fixé durant les six premiers mois de l’année en cours à 109.78 dollars, soit 20 dollars de plus par rapport à son prix actuel.
L’expert économique, Bachir Messitfa a dit que la part du pétrole ne représentait que 48% des revenus du pays, et que le reste provient du gaz et des hydrocarbures, estimant que le recul du prix du pétrole d’un dollar affectera les revenus du pays.
L’expert a fait savoir que le budget de l’Etat était calculé sur la base du prix référentiel du baril de pétrole fixé à 37 dollars, ce qui devrait mettre le budget à l’abri en cas de recul des cours de l’or, mais il affectera en revanche le fonds de régulations des recettes (FRR) qui devrait connaître une tendance baissière.