La criminalisation du “colonialisme” ne nécessite pas un texte de loi
Le conseiller du président de la République chargé des archives et de la mémoire nationale, Abdelmadjid Chikhi a affirmé, samedi à Alger, que la colonisation a été criminalisée par le peuple algérien et ne nécessite pas un texte de loi.
Chikhi a indiqué en marge de la cérémonie de sortie de la 49e promotion de l’Ecole nationale d’Administration (ENA) que «les députés sont libres de proposer, débattre et adopter des projets», rappelant que le peuple algérien avait criminalisé la colonisation qui ne nécessite pas un texte de loi. «La criminalisation de la colonisation n’est pas une priorité dans le dossier de la mémoire dont je suis responsable», a-t-il ajouté.
Dans ce cadre, le conseiller du président de la République a appelé à «l’orientation des efforts pour mettre en avant le parcours historique du peuple algérien en le mettant à la portée au citoyen lambda».
Le conseiller du président de la République avait dit, il y a deux semaines, ne pas avoir encore rencontré l’historien français Benjamin Stora pour se pencher sur le dossier de la mémoire.
Rappelons que nombre de députés avaient proposé un projet de loi criminalisant le colonialisme en réaction à la loi française du “23 février 2005” glorifiant le colonialisme.