La gendarmerie nationale se penche de plus en plus sur les affaires de meurtres et d’agressions sexuelles
Les agressions et les abus ne cessent d'augmenter depuis l'année précédente. En effet, plus de 183 cas de violence contre les parents ont été enregistrés par les services de la gendarmerie.
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Ces derniers ont procédé à l’arrestation de 195 jeunes, âgés entre 18 et 30 ans, dont 167 personnes d’entre eux ont été placées en garde à vue.
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Les dernières études faites par la cellule d’information de la gendarmerie montrent que 3255 affaires de violence préméditée contre l’un des parents ont été traitées. Et sur 2024 cas, seulement 1403 des prisonniers ont été placés en garde à vue. Affirmant que 2344 des agresseurs sont des chômeurs souffrant de différents problèmes sociaux, mentaux et psychologiques. Cependant les wilayas qui enregistrent le taux le plus élevé en terme de crimes contre les parents sont Oran Sétif, Tizi- Ouzou, Bejaia et Oum El Bouaghi.
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Selon des sources émanant de la direction générale de la gestion des établissements pénitentiaires, plus de 8000 prisonniers au niveau national ont commis des crimes contre leurs parents. Pourtant ce genre d’affaire ne représente que 1% du total des agressions commises quotidiennement puisque les victimes ne portent pas de plainte, et plus particulièrement les agressions sexuelles.
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Concernant les sanctions qui s’imposent contre ces crimes, l’avocate Fatma Ben Braham a déclaré à Echorouk que la loi algérienne inflige des sanctions allant jusqu’ a la prison à perpétuité, pour toute agression commise contre les parents. Et selon l’article 267 du code pénal, toute agression menant à blesser l’un des parents se verra infligé une sanction allant de 5 à 10 ans de prison, à condition que cette agression n’engendre aucun handicap.
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Dans le cas contraire, la sanction pourrait atteindre 20 ans, voire même la perpétuité en cas de décès. Et 5ans de prison pour les enfants qui mettent leurs parents dans des maisons de repos avec une amande s’ils sont aisés.