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La Jordanie condamne à son tour la répression en Syrie

La Jordanie condamne à son tour la répression en Syrie

Pour la première fois, la Jordanie, prudent voisin de la Syrie, sort de son silence et appelle le régime de Bachar al-Assad à mettre «immédiatement» fin à la violente répression de la révolte et à engager des réformes.

 

 «Le Premier ministre Maarouf Bakhit a téléphoné lundi à son homologue syrien Adel Safar et lui a dit que la Syrie devait revenir à la raison», rapporte l’agence de presse jordanienne Petra.

 

 Le Premier ministre aurait même ajouté que «la colère et le refus face au bain de sang en Syrie allaient croissant dans le monde».

Les deux pays partagent une longue frontière de 375 km, à travers le désert. Et le royaume hachémite craint de plus en plus que les méthodes très musclées que la Syrie emploie pour sanctionner le mouvement de révolte entamé mi-mars, n’aient des répercussions sur son territoire. Selon des organisations de défense des droits de l’Homme, la répression a déjà tué près de 1 800 civils.

La semaine dernière, le ministre jordanien des Affaires étrangères avait éludé cette question par une déclaration diplomatique : il jugeait la situation «inquiétante, malheureuse et triste». Mais dimanche, un jeune Jordanien qui rendait visite à des proches à Homs, dans le centre de la Syrie, a été tué par un tireur embusqué.

Alors que ses voisins arabes ont depuis dix jours lâché Assad, l’autre grand pays frontalier de la Syrie, l’Iran, continue, lui, de juger que les évènements sont une «affaire intérieure».  

Chaque jour apporte son lot de témoignages et de vidéos amateur, et de victimes, des réponses de l’armée à la pugnacité des manifestants syriens qui exigent des changements. Ce mardi matin, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) annonce avoir entendu des tirs à l’arme lourde pendant trois heures dans Lattaquié. Une riposte militaire est en cours depuis dimanche dans cette ville portuaire, et des navires de guerre ont même été mobilisés. 

Sur les deux premières semaines du mois d’août, depuis le début du Ramadhan,  260 morts, dont 14 femmes et 31 enfants ont été dénombrés par les comités de coordination, qui chapeautent les manifestations. 

 

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