La position de l'Algérie de la crise de légitimité en Égypte dépend de l'Union africaine
Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a reconnu l’existence d’une crise de légitimité dans le système qui gouverne l’Égypte après le trois (3) Juillet de l’année en cours, qui est venu après le coup d’Etat qui a renversé le président élu, Mohamed Morsi.
Il a souligné que la position de l’Algérie sur cette question, sera connue après le rapport qui sera présenté par la commission, dirigée par l’ancien président malien, Alpha Oumar Konaré. En réponse à une question du quotidien Echorouk, Ramtane Lamamra, a déclaré qu’il ya des événements internationaux, et que l’Algérie participe en sa qualité de membre, elle débat la crise égyptienne, comme l’Union africaine, qui a suspendu l’adhésion de l’Égypte dans ses réunions, appliquant la Charte de l’Union. Lors de la conférence de presse mensuelle animée conjointement avec le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel, M. Lamamra a souligné que notre souhait est que la commission africaine présente le plus rapidement possible le rapport et des recommandations au Conseil de paix et de sécurité africain sur la crise égyptienne. Notant que “les futurs développements en Égypte, sont en premier lieu le référendum pour la révision de la Constitution prévu le mois prochain et d’autres élections qui en découlent, permettront de prendre une position objective de ce qui se passe en Égypte. S’agissant de la visite du chef de la diplomatie égyptienne, Nabil Fehmi, en Algérie, prévue janvier prochain, M. Lamamra a indiqué qu’elle s’inscrit dans le cadre de la coopération bilatérales, rappelant les relations “historiques et séculaires” qui lient l’Algérie et l’Égypte. Il a souligné dans ce contexte, “la poursuite des relations stratégiques et diplomatiques, de même que la concertation politique et les intérêts communs entre les deux pays”. Quant au fameux incident diplomatique frano-algérien, Lamamra, a souligné que “c’était un incident accablé, mais que le président français n’a pas tardé à se racheter par un appel téléphonique avec le président Bouteflika. Le palais de l’Elysée, a également publié une déclaration à cet égard. Lamamra, a accentué que les relations entre l’Algérie et la France sont “fortes” et ce n’est pas ce genre d’incident qui peut les nuire. En réponse à une question concernant les prisonniers Algériens en Irak, M. Lamamra, a déclaré que quatre algériens ont bénéficié d’une grâce présidentielle, certains d’entre eux sont entrés chez eux en Algérie, et certains sont encore en Irak pour une période spécifique régi par le droit interne, pour que le gouvernement irakien, s’assure qu’ ils ne sont poursuivis ou impliqués dans d’autres affaires. Le Président de diplomatie algérienne refuse qu’on colle l’appellation de refugiés aux ressortissants syriens qui ont cherché refuge en Algérie, selon la représentation de l’Organisation des Nations Unies. Lamamra a déclaré, qu’ils sont frères, l’Algérie les a accueillis dans le cadre de la solidarité fraternelle.