L’Algérie a mis en œuvre une politique “cohérente” de lutte contre le SIDA (Ould Abbès)
– Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès, a indiqué, lundi à Addis-Abeba (Ethiopie), que l’Algérie a mis en œuvre une politique cohérente de lutte contre la pandémie du SIDA qui constitue une des priorités de santé publique.
M. Ould Abbès qui s’exprimait au nom du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à la 16e Conférence internationale sur le SIDA et les maladies sexuellement transmissibles en Afrique, a affirmé que l’Algérie, et après son adhésion à l’ensemble des instruments internationaux pour la lutte contre le SIDA, “a concrétisé son engagement par la mise en œuvre d’une politique cohérente de lutte contre cette pandémie qui constitue une des priorités de santé publique”.
Il a expliqué, dans ce cadre, que cette politique de lutte “s’est caractérisée, dès le début, par un engagement des autorités au plus haut niveau de l’Etat et par une implication multisectorielle et une participation active des secteurs gouvernementaux et de la société civile, notamment, des personnes vivant avec le VIH” qui sont pleinement impliquées, a-t-il dit, dans toutes les étapes du processus et de mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre les IST/VIH/SIDA.
Dans son exposé des mesures prises par l’Algérie pour lutter contre cette pandémie, le ministre a notamment cité l’ouverture de 61 Centres de dépistage anonymes et gratuits au niveau de l’ensemble du pays et la création de l’Agence Nationale du Sang, chargée de la sécurité transfusionnelle, avec l’instauration du contrôle obligatoire, du don de sang et de ses dérivés, à travers tout le territoire national.
Il a également mis l’accent sur la création de 8 Centres de référence de prise en charge de l’infection VIH/SIDA et la fourniture des antirétroviraux à titre gracieux au niveau des centres de référence. Le ministre a indiqué, par ailleurs, que d’”importantes actions ont été menées à travers tout le pays, aussi bien par les secteurs gouvernementaux que par la société civile, afin, a-t-il expliqué, de ” promouvoir le dépistage volontaire chez les groupes de populations vulnérables comme les jeunes détenus”.
L’implication volontaire des hommes de religion (Imams) pour la sensibilisation du grand public et le renforcement des capacités d’intervention de plusieurs secteurs institutionnels, comme celui de la jeunesse par la dotation de six “clubs santé-jeunes”, d’outils didactiques et la formation de 241 cadres du secteur de la jeunesse, sont autant d’actions qui ont été menées, selon le ministre, en Algérie dans le cadre de la lutte contre le SIDA. C’est ainsi qu’il a affirmé que “ces dispositifs avaient permis de sensibiliser 24.000 jeunes”.