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L’Algérie refuse des conditions de l’Occident touchant à sa souveraineté

الشروق أونلاين
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L’Algérie refuse des conditions de l’Occident touchant à sa souveraineté

Le ministre du commerce a révélé que l’importation des marchandises y compris les jouets sera désormais soumise à une licence d’importation délivrée par une commission technique spécialisée, composée de représentants de douze départements ministériels concernés par la santé et la sécurité du consommateur. L’autorisation sera donc délivrée à l’importateur après vérification de la conformité des produits importés. El Hachemi Djaaboub a par ailleurs indiqué que l’adhésion à l’OMC est entravée par des conditions européennes et américaines qui touchent à la souveraineté nationale et affectent le pouvoir d’achat et l’économie locale.

  • Confirmant les informations publiées mardi par Echorouk, le ministre du commerce a annoncé que l’Etat interviendra pour fixer les prix de certains produits de base sur le marché pour contrer la spéculation, à travers la fixation, le plafonnement, ou la détermination des prix et des marges bénéficiaires. Djaaboub explique que l’article 05 de la loi sur la concurrence a été amendé de manière à élargir le champ d’intervention de l’Etat, lorsque c’est nécessaire, concernant certains produits, tout en maintenant le principe de liberté des prix.
  • Les prix peuvent être baissés en allégeant les charges fiscales, comme la TVA, la suppression de certaines taxes ou la subvention directe de l’Etat, particulièrement pour les légumes secs, le sucre, le café, le thé, l’huile, la margarine, le lait, la semoule, la farine et la tomate en boite.
  • Les produits agricoles pris en compte sont l’oignon, la pomme de terre, l’ail, le poivron, la tomate et la courgette, notamment. Le ministre dévoile également les sanctions qu’encourent les contrevenants comme le paiement d’une amende qui peut aller jusqu’à 10 millions de dinars, le retrait du registre de commerce, et la poursuite judiciaire pour ceux qui s’obstinent à violer la loi.
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  • S’agissant des licences d’importation que les importateurs doivent obtenir, le ministre du commerce a indiqué que les pouvoirs publics enclenchent une nouvelle étape en fixant les normes de sécurité relatives à la fabrication et à l’importation des jouets, tout en appelant à l’adoption des normes européennes. La guerre contre le phénomène d’importation de jouets non conformes se poursuit. Leurs importateurs devront nécessairement obtenir une licence d’une commission spécialisée installée à cet effet.
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  •  D’autre part, le ministre aborde les négociations pour l’adhésion à l’OMC. L’Algérie ne s’est pas encore décidée à répondre aux 96 questions adressées par l’Union Européenne et les Etats-Unis, dont 15 questions qui nécessitent un examen approfondi, vu leurs conséquences sur l’économie nationale. Le dossier est technique et complexe, et il touche même à la question de la souveraineté nationale, reconnait Djaaboub, avant d’ajouter «Nous allons étudier les avantages d’adhérer à cette organisation». C’est ainsi que le gouvernement a décidé de temporiser avant de rendre des réponses définitives.
  • Certaines requêtes euro-américaines sont inacceptables, au regard de leur impact sur les secteurs industriel et agricole, et donc sur l’économie nationale et le consommateur, comme la tarification du gaz sur le marché local et extérieur, l’ouverture du marché aux voitures anciennes ou encore la suppression de la taxe concernant certains produits superflus. Les européens et les américains focalisent et contestent aussi la fixation des prix et les préavis de déclarations sur l’importation de certains produits nuisibles à la santé du citoyen, considérant ces mesures comme obstacles au commerce extérieur.
  • Le ministre déplore l’absence d’une feuille de route sur laquelle travaillerait l’organisation, et qui s’appliquerait, sans distinction, à tous les pays désireux d’adhérer.
  • Pour l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation arabe de libre échange, le ministre a annoncé que dans le cadre de la protection de l’économie nationale, la liste noire des produits qui passent en Algérie via cette zone a été revue à la hausse et comprend actuellement 1294 produits. L’Algérie voudrait ajourner l’importation de ces produits à dans trois ou quatre ans pour donner le temps aux entreprises nationales de se mettre à niveau et de se préparer à la concurrence.
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