L’ambassadeur du Soudan: Les propos sur notre viande risquent de ternir les relations entre nos deux pays
L’ambassadeur du Soudan à Alger, Mohamed Hamed Al-Fakie, a démenti les informations données par le directeur des services vétérinaires au ministère de l’agriculture, Rachid Bougdour qui font état de maladies graves dans le cheptel soudanais. L’ambassadeur a exprimé sa tristesse et sa déception à ces soudains propos contraires à la nature des relations entre Alger et Khartoum.
- Mohamed Al-Fakie a déclaré qu’il était triste des propos tenus par le responsable au ministère de l’agriculture sur la santé du cheptel soudanais, qu’il assure sain de toute maladie qu’il lui a été attribuée, tel que l’a publié la presse. «C’est des informations erronées, consultez les pays importateurs de nos produits et vous saurez la vérité », dit-il.
- Dans une précédente déclaration à Echorouk, le directeur des services vétérinaires au ministère de l’agriculture a assuré que les troupeaux soudanais étaient atteints de maladies contagieuses graves, comme la fièvre aphteuse, qui écartent l’éventualité de leur importation actuellement.
- Le diplomate soudanais se dit étonné car jusqu’à présent « Nous n’avons pas eu vent au Soudan des maladies évoquées par le responsable algérien, la preuve en est, les millions de têtes d’ovins importés par l’Arabie Saoudite, les Émirats, la Jordanie et autres pays du Golfe. Le Soudan exporte annuellement les moutons du sacrifice des pèlerins de la Mecque et aucun constat de maladie n’a été établi par les services de contrôle saoudiens qui se réfèrent à des critères draconiens appliqués par l’administration américaine de l’alimentation et de l’agriculture ».
- C’est la première réponse de l’ambassadeur soudanais qui a informé les autorités de son pays de la situation. Il a ajouté : « La réponse officielle adéquate viendra incessamment après une mise au point nécessaire ». Par ailleurs, il a critiqué la méthode employée préjudiciable à son pays. « L’auteur des accusations aurait du être réservé et faire montre de professionnalisme, car ses propos ont crée un doute quant à la volonté politique d’importation de viande soudanaise exprimée par le ministre de l’agriculture », a indiqué Al-Fakie.
- Des investisseurs algériens qui avaient déclaré être prêts à importer les viandes du Soudan pour leur qualité et leur prix compétitif, se sont heurtés au refus du ministère pour indisponibilité du rapport détaillé sur la santé du cheptel. Sauf que les déclarations du directeur des services vétérinaires indiquant que ce rapport est négatif, ont poussé l’ambassadeur du Soudan à demander des éclaircissements à son pays au sujet des conclusions de la visite de la délégation algérienne de vétérinaires aux troupeaux soudanais, avant de donner une réponse officielle au ministère de l’agriculture.
- Les lecteurs du site d’Echorouk sont étonnés et considèrent qu’il y a un objectif derrière le refus d’importer de la viande soudanaise. La consommation de viande doit-elle rester inaccessible aux couches défavorisées ?