L’ancien chargé des Liaisons au GSPC, Samir Sayoud « Mossaâb » : « Ce que vous faites n’est pas du djihad et nuit à l’islam…faites cessez la fitna et profitez de la réconciliation nationale ! »
L'ancien émir chargé des Liaisons au Groupe salafiste pour la prédication et le combat, Samir Sayoud, qui s’était rendu aux services de sécurité le 26 avril dernier, a lancé un appel à l’endroit des éléments encore en armes au sein de l’organisation terroriste, les exhortant à déposer les armes, car ce qu’ils font “n’est pas le djihad “.
- Les incitant à rejoindre la réconciliation nationale, il affirme que l’action armée « n’est ni un djihad, ni encore moins une action méritoire, car elle nuit à l’image de l’islam et élargi le champ de la fitna ». Il encourage ses anciens compagnons de revenir à leurs familles et à la société, « qui est prête à vous ouvrir ses bras de nouveau et à soigner les blessures », car la vérité « est une et doit être dite et suivie ».
- « Je vous invite, dit Samir Sayoud, apostrophant ses anciens compagnons, à cessez de nuire aux musulmans, car le sang des musulmans est sacré, est ce n’est pas là un détail, loin s’en faut. La transgression du sacré et le sang des innocents qui coule sont des choses d’une extrême gravité… »
- Il a aussi invité les éléments encore en armes du Gspc à se fédérer sous la bannière de l’Algérie et à répondre à l’appel des oulémas et des repentis qui les ont devancé dans la voie de l’action armée, et qui les appellent aujourd’hui à cesser les hostilités ».
- Samir Sayoud, à travers sa question « est-là un djihad qui satisfait notre Dieu ? », convie ses anciens compagnons à lire les études faites par les oulémas de l’islam, comme Khidr Al-Khudayr, Ahmed Al-Khudayr, Sulaiman Al-Fahd, etc. qui, tous, confirment l’illégitimité de l’action armée, et ne pas faire le jeu de fatwas qui divisent et fissurent l’Algérie et l’islam ».
- « Si j’avais su que j’allais connaître ce comportement exemplaire de la part des services de sécurité, j’aurais alors resté beaucoup moins longtemps dans les maquis à combattre la faim, la soif et les nuits froides et sombres. Au contraire de ce qu’on nous avait affirmé dans les maquis, nous n’avions trouvé que respect et considération envers notre personne. Revenez mes frères au droit chemin, car la voie de la réconciliation est tracée et la liste des bénéficiaires de la réconciliation nationale est encore ouverte… »