Larbaoui: “Tindouf est algérienne”
L’ambassadeur d’Algérie en Égypte, Nadir Larbaoui a riposté aux propos mensongers et aux accusations de l’ambassadeur marocain en Égypte indiquant que « Tindouf et Béchar sont des territoires marocains qui doivent revenir au Royaume » et que l’Algérie est derrière le problème du Sahara occidental.
L’ambassadeur d’Algérie s’est appuyé sur des vérités pour démentir les allégations de l’ambassadeur marocain qui a dit des mensonges lors d’une interview accordée, il y a quelques jours, au journal égyptien « Echorouk ».
« L’Algérie a recouvert sa souveraineté et récupéré l’ensemble de ses terres par de grands sacrifices, par le sang et le baroud…la chère ville de Tindouf, à l’instar de toutes les villes du pays, ont été irriguées par le sang de nos valeureux martyrs », a précisé Nadir Larbaoui, invitant tout le monde, au sujet des frontières entre l’Algérie et le Maroc, à consulter les documents originaux et les références internationales n’ayant laissé aucune place au doute et aux mauvaises interprétations, en qualifiant de trompeuses et irresponsables les déclarations de l’ambassadeur marocain qui s’ajoutent ,selon lui,« aux provocations quotidiennes des autorités du pays voisin auxquelles nous sommes accoutumées ».
« Les frontières terrestres algéro-marocaines ont été officiellement délimitées conformément à la convention bilatérale ,signée à Rabat, le 15 juin 1972. Le 14 mai 1989, le ministre marocain des affaires étrangères de l’époque, Abdellatif Filali avait remis à son homologue algérien, Boualem Bessaiah un document attestant la ratification de la convention par les autorités marocaines et les deux parties ont signé alors un procès-verbal affirmant la réception des documents originaux sur la convention et son entrée en vigueur ».
« Toute déclaration ne tenant pas compte de vérités tangibles sur ce sujet, n’est que bavardage qui est loin de la réalité et qui ne puisse être émané d’un responsable », ajoute-t-il.
« A propos de la fermeture de la frontière terrestre, comme tout le monde le sait, la décision a été prise après les accusations portées contre l’Algérie à la suite d’un attentat terroriste perpétré à Marrakech en 1994. Elle était prise en réaction à celle du Maroc ayant imposé de visa aux ressortissants algériens désireux de se rendre au Maroc ainsi qu’après l’agression et la répression commises par des agents de police marocains contre des dizaines de milliers de touristes algériens ayant été pourchassés avec leurs familles et leurs enfants des hôtels marocains».
Le diplomate algérien n’a pas manqué ,également, de rappeler au diplomate marocain les tonnes de la drogue acheminées vers l’Algérie, et l’activité des groupes terroristes qui circulent sur le sol marocain.
« Les frontières terrestres, bien que fermées, étaient et le sont toujours un transit par lequel l’on affaiblit nos capacités économiques et l’on achemine la drogue. Malgré cela, d’importantes quantités de drogues sont entrées en Algérie, lesquelles constituent une réelle agression non seulement contre l’Algérie mais contre la région entière. Alors, quelle sera la situation, une fois elles sont ouvertes?», s’est-il interrogé.
Pour conclure, Nadir Larbaoui est revenu sur le fait que l’on implique l’Algérie dans la question sahraouie. « C’est une vaine tentative de Rabat d’autant que la question est une question de décolonisation, dont les deux parties sont le Maroc et le front Polisario, selon d’ailleurs les résolutions de l’ONU et du Conseil de sécurité », a-t-il conclu.